Éleveurs bio, Valérie Merle et Christophe Laurent font le pari de la qualité et du fait maison

Source : La Montagne – 5 novembre 2013

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Dans leur ferme du Mont, à Jax, Valérie Merle et Christophe Laurent pratiquent l’élevage bio. Pour leurs produits, viande, œufs et salaisons maison, ils ont fait le choix du circuit court.

Quand Valérie Merle et Christophe Laurent se sont installés dans une ancienne ferme, à l’entrée du hameau du Mont, tout était à (re) faire. Mais rien n’effraye ces passionnés, qui assument complètement de n’être pas issus d’une famille d’agriculteurs. Valérie Merle a suivi une formation agricole au lycée de Bonnefont, mais, comme elle l’explique, « nous n’étions pas nombreux, il y a dix ans, à être intéressés par le bio. Nous avons eu la chance de rencontrer les bonnes personnes, qui étaient compétentes dans leur domaine ».

L’AMAP, un moyen pour aider à se constituer une clientèle.

Avec seulement deux hectares au départ, ils commencent par élever des poules. Très vite, ils décident de ne pas mettre tous leurs ‘ufs dans le même panier et diversifient leur production. Aujourd’hui, dans la ferme rénovée en auto-construction, brebis, poulets et cochons grandissent en plein air. Sur l’exploitation, Valérie et Christophe cherchent à fonctionner le plus possible en autonomie. Dans la bergerie, les murs sont isolés par… la laine provenant de la tonte des moutons.

Pour le couple, le circuit court s’est imposé comme une évidence. « Pour ne pas avoir à dépendre des cours, explique Valérie. Je ne voulais pas qu’on nous impose un tarif. »

Autre avantage de la vente directe : le contact avec les clients. Sur le marché de Langeac, chaque semaine, Christophe prend le temps de répondre aux questions des acheteurs. Et certains viennent même faire une petite visite à la ferme, pour constater de leurs yeux comment sont élevés les animaux. « Ils sont intéressés de voir comment ça marche », constate Valérie, qui voit d’un très bon ‘il cette attitude de « consomm’acteur ».

Quand on se lance dans la vente directe de ses produits, il est impératif de trouver rapidement des débouchés commerciaux. Pour Valérie et Christophe, c’est l’AMAP de Langeac qui a joué le rôle de facilitateur. « Le fait d’avoir un contrat sur trois ou six mois permet d’avoir une avance de trésorerie. Et puis, on sait que la production est réservée. » Cette sécurité leur a permis d’avancer avec sérénité. Et quand, au bout de quelques années, ils ont réussi à se constituer leur clientèle, ils ont trouvé naturel de quitter l’AMAP langeadoise. « Il faut savoir laisser la place à d’autres qui s’installent », conclut Valérie.

Géraldine Sellès

 

 

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