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Pollution

La subvention accordée par la mairie fait débat

source :  la Montagne du 19 Mars 2016

Lors du conseil municipal de mercredi soir, les élus brivadois devaient se prononcer sur la subvention accordée au Moto-club de Brioude pour l’organisation du championnat d’Europe.

L’adjoint aux sports André Seguy proposait d’attribuer 5.000 € à l’association. « Avez-vous reçu la lettre du Collectif éco-citoyen en Brivadois (CECB) ?, a demandé Christian Caillé (Front de gauche). Elle demandait que les épreuves sportives polluantes ne soient plus subventionnées. D’autre part, sur le site internet du Moto-club, dans la liste des sponsors, il n’y a pas la ville de Brioude. Ils travaillent avec des gens comme Honda, Motul, Total, qui ne sont pas à la rue. Et nous, on va leur donner 5.000 euros ? Je ne suis pas d’accord ! »

Trop ou trop peu ?Un argumentaire qui n’a pas convaincu l’adjoint aux sports. « Leur budget, c’est plus de 90.000 euros… Ils vont installer des poubelles, il n’y aura aucune trace d’huile… Et l’Alpe d’Huez en vélo, ça ne se voit pas mais ça pollue ! » Pour Alain Borel, « les gens sont contents de prendre ces chemins entretenus pour se promener. » La première adjointe Marie-Christine Degui a abondé dans le même sens. « Au Moto-club, ils connaissent leur point faible, donc ils ont à cœur d’être exemplaires. Je suis plutôt « pas pour », mais je dois reconnaître que cela nous amène beaucoup de bienfaits. » Enfin, pour Jean-Jacques Faucher, cette subvention représente « un hommage qu’on rend à une grande équipe de bénévoles. » Avec une voix contre et une abstention, la subvention est adoptée.

Une subvention qui ne correspond visiblement pas tout à fait à ce qu’attendait le club organisateur. « C’est moins que ce que nous espérions », commente sobrement Daniel Veysseire, le président du Moto-club. Interrogé sur l’absence du logo de la ville de Brioude sur leur site internet, le président a tenu à préciser que cette absence n’était « pas une volonté de ne pas marquer notre reconnaissance. C’est sans doute un oubli, je vais me renseigner. Mais sur notre site, nous avons plutôt mis nos sponsors commerciaux. Le logo de la ville est présent sur les affiches. »

Sur internet. Le site du Moto-club de Brioude : motoclubbrioude.fr, et le site du Collectif éco-citoyen du Brivadois : ecocitoyen-du-brivadois.org

 

 

La qualité de l’eau  a l’air de s’améliorer, mais on ne sait pas entièrement pourquoi?

L’eau des puits des Vignes placée sous surveillance

La montage, publié le 24/02/2014 

 - buisson

– buisson

Nitrates. Tous les quinze jours, le syndicat des eaux du Brivadois effectue des prélèvements d’eau au niveau des puits des Vignes. L’État et l’ARS effectuent des mesures parallèles sur leur réseau de forage. Pointé du doigt par les agriculteurs, le puit des Vignes numéro 2, situé sur la commune de Lamothe, est désigné comme « l’origine de tous leurs problèmes et du classement en zone vulnérable ». Avec un taux anormalement élevé en nitrates, il « aurait attiré l’attention des autorités ». Pour Didier Jouve, directeur du syndicat des eaux, la situation de ce puit s’est améliorée au cours des années. « En 2003, la norme de potabilité était dépassée avec un taux de nitrates de 0,88 mg par litres au lieu des 0,50 mg recommandés. La situation est restée stable jusqu’en 2008, avant d’enregistrer une baisse en 2009 ». Qu’en est-il aujourd’hui ? « Le puit numéro 2 affiche un taux de nitrates situé entre 20 et 30 mg\l, alors que le puit numéro 1 oscille entre 5 et 15 mg. La situation s’est améliorée ». Les causes de la baisse paraissent moins évidentes à définir… et alimentent la fronde des agriculteurs.

 

Les règles imposées aux agriculteurs pour réduire la pollution aux nitrates sont refusées en bloc

La montage, publié le 24/02/2014

Les agriculteurs ont laissé éclater leur colère face aux contraintes imposées par l’État. – Carole Eon-Groslier

Depuis le 21 décembre 2012, cinq communes ont été classées en zones vulnérables à la pollution aux nitrates. Le programme d’action présenté aux agriculteurs a été rejeté en bloc.

«J’ai bien peur que ce soit les agriculteurs que l’on sorte des zones vulnérables ! Il faut toujours se battre. C’est déprimant. Il y a je ne sais pas combien de suicides sur les exploitations. Vous allez réussir à accélérer ces chiffres-là en nous mettant sans arrêt la tête sous l’eau ! » Debout, le visage fermé, Frédéric (*), éleveur, agite son ras-le-bol à la barbe des agents de la direction départementale des territoires (DDT), venus présenter à Brioude le programme d’action sur les « zones vulnérables » à la pollution aux nitrates.

« C’est honteux
de punir l’élevage »

Des mesures restrictives rejetées une à une par les agriculteurs furieux de Brioude, Cohade, Vergongheon, Vézézoux et Lamothe (rive gauche de l’Allier). Malmenée par une assistance hostile, Carole Timstit, responsable « environnement » à la DDT du Puy-en-Velay, n’a pas réussi à faire passer la pilule « nitrates ». Cramponnée à ses fiches très (trop ?) généralistes, la professionnelle a très vite été débordée par un flot de questions précises. Le face-à-face administration-agriculteurs a rapidement viré à la cacophonie.

Dans une salle de l’Immeuble interconsulaire transformée en cocotte-minute, Carole Timstit a dicté la liste des restrictions, avec une distance propice à faire monter la pression d’un cran. En tête des règles les plus controversées, « l’interdiction d’épandage (fumier, lisiers, engrais minéral…), suivant un calendrier fixe » et « le stockage des effluents d’élevage » ont attisé colère et frustrations. « Vous avez déjà essayé de faire de l’agriculture avec un calendrier ? Ce n’est pas une science exacte. C’est facile de mettre des carrés rouges ou verts sur le papier. Sur le terrain, c’est plus difficile ! Quand on ne peut pas passer dans un champ gorgé d’eau, on ne peut pas passer ! »

La rigueur du stockage des effluents d’élevage a rallié l’auditoire tout entier contre les deux porte-parole de la DDT. Venu à la rescousse de sa collègue, le directeur de la DDT, Bruno Locqueville, a tenté de tempérer les débats avant de céder à l’agacement : « On n’est pas ici pour se battre. On essaie de répondre aux questions, même si on ne les connaît pas toutes… »

Un aveu de faiblesse aussitôt sanctionné. « C’est pas la peine de venir à Brioude pour rien nous dire. Vous voulez faire du général, alors que chaque exploitation est un cas particulier. On n’a pas le droit de construire, on n’a pas le droit d’épandre, on n’a pas le droit de rien faire. On n’a plus qu’à se tirer ! », a exulté François, installé sur la commune de Cohade. Une exaspération relayée par son voisin. « On n’a rien demandé. On est déjà en danger économique, c’est honteux de punir l’élevage. Vous venez nous imposer vos règles une fois que c’est applicable, une fois que c’est trop tard. Vous saurez qu’en agriculture, on ne met pas les b’ufs après la charrue… Ça ne marche pas ! »

Dans un échange nourri de noms d’oiseaux, le sujet brûlant des financements a ajouté ce qu’il manquait d’huile sur le feu. « A priori, les mises aux normes seront à la charge des agriculteurs », a annoncé Carole Timstit, creusant davantage le sillon de la fracture.

« Vous venez nous imposer vos règles d’écolos et vous n’avez aucune réponse sur le financement. Vous, votre salaire, il ne changera pas. Pour nous, c’est la mort lente annoncée… »

Après l’échec de ce premier essai, les copies devraient êtres revues, dès demain mardi, à 14 h 30, lors d’une nouvelle réunion d’information à la salle polyvalente de Cohade. Face à une parole étatique sans « aucun brin de positivité », les chances de réussir le rattrapage s’annoncent bien ténues.

(*) Les prénoms ont été changés.

 

pollution industrielle.

Après sept ans de lutte, Danielle Gilbert attend que la station d’épuration fonctionne enfin

Lu 627 fois / la montagne du 28 Janv 2014

Danielle Gilbert, maire de Cohade, se bat depuis sept ans pour combattre la pollution dont est victime… sa station d’épuration. –
Danielle Gilbert, maire de Cohade, se bat depuis sept ans contre la pollution venue tout droit de la saumonerie, dont est victime la petite station d’épuration de sa commune. Une solution avait été trouvée en juillet. Depuis, plus rien…

«La pollution de la saumonerie qui paralyse la station d’épuration de Cohade aura occupé la moitié du temps de mon mandat. Ils croyaient peut-être m’avoir à l’usure, mais je n’ai jamais lâché le morceau ! », partage Danielle Gilbert, l’élue de cette commune de 830 âmes. La petite sexagénaire, jamais à court de repartie, s’est battue bec et ongles pour enrayer les ravages des effluents de la saumonerie sur la station d’épuration de sa commune. Si une solution de raccordement à la station de Brioude a bien été trouvée en juillet, aujourd’hui rien n’a changé !

Graisses et lambeaux
de poissons…« La bagarre a commencé en décembre 2007, au moment ou le syndicat de gestion des eaux du Brivadois (SGEB) a signalé à la mairie que la biomasse de la station d’épuration de Cohade était détruite et présentait des graisses et des lambeaux de poissons. Pour faire court, l’ancienne saumonerie déversait dix fois plus d’effluents que ce qui était autorisé ! ». D’un regard noir lancé par-dessus ses lunettes, l’élue détaille son combat. « Je suis partie en lutte contre le Sydec et la saumonerie avec l’aide de Christian Guyard, sous -préfet de l’époque et le député Jean Proriol. Au cours d’une assemblée générale des maires en Haute-Loire, j’ai pris un coup de colère. Jamais je ne pensais pouvoir faire cela ! ».

Pas moins de douze projets de conventions entre la mairie de Cohade et l’ancienne saumonerie Saint-Férréol sont élaborés. L’objectif est clair : raccorder au plus vite les rejets des effluents de la zone Sydec au réseau de Brioude. Chaque tentative se heurte alors au refus de financement de l’ancien « directeur-pollueur, qui voyage en mairie escorté de deux avocats », ironise Mme Gilbert.

La vente de la saumonerie à Delpeyrat marque un tournant. « Au début, les choses ont un peu chauffé avec le directeur technique. Hervé Gerin, le nouveau sous-préfet de Brioude, a débloqué la situation. J’ai tout de même attendu qu’un accord soit signé avant d’accorder le permis d’agrandissement de la saumonerie. On ne me la fait plus ! »

Une convention tripartite entre les communes de Cohade, de Brioude et la société Delpeyrat est signée le 9 juillet 2013. L’opération prévoit la création d’un peu plus d’un kilomètre de réseau entre les deux communes, pour un montant avoisinant 220.000 €, pris en charge à 76 % par la saumonerie. Mais six mois plus tard…, rien n’a bougé.

« On est bloqué par la maîtrise d »uvre. Le cabinet Merlin, qui a réalisé toutes les études depuis le début, nous balade… », s’agace une Danielle Gilbert qui veut pourtant y croire. « J’ai tellement bataillé depuis sept ans, c’était un peu le pot de terre contre le pot de fer, que je ne vais pas tout lâcher maintenant. L’environnement a assez payé comme ça. De l’argent public a été dépensé dans une station qui ne marche toujours pas ! C’est déplorable. C’est une histoire de fous. On ne pourra pas dire que la municipalité de Cohade ne se sera pas battue. Les délibérations en attestent… »

Tentant de prendre son mal en patience, elle évoque l’avenir. « Je n’ai pas encore pris ma décision concernant un nouveau mandat. Mais voir les travaux aboutir constituerait une vraie motivation… La meilleure ! »

Pendant ce temps, à la sortie de la station d’épuration de Cohade, une eau marron s’écoule dans le ruisseau, dans l’indifférence quasi-générale. Une pollution quotidienne, pourtant visible de tous…

Carole Eon-Groslier
carole.eon-groslier@centrefrance.com

 

pollution aux détergents :

Photos prises le 20/12/2013, au Méandre du Précaillé.

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Nitrates : 25, 50, 100 mg/l ?  , pourtant la seuil de qualité est à 25 mg/l?.

source :  La montagne du  25/01/2013

Brioude, Lamothe, Cohade, Vergongeon et Vézézoux classées en zones vulnérables aux nitrates

 

C’est à Lamothe, sur le puits des Vignes n° 2, qui alimente en eau une partie de la ville de Brioude, que les taux de nitrates les plus importants ont été relevés, en 2008 et 2009, notamment. - buisson C’est à Lamothe, sur le puits des Vignes n° 2, qui alimente en eau une partie de la ville de Brioude, que les taux de nitrates les plus importants ont été relevés, en 2008 et 2009, notamment. – buisson

Cinq communes du Brivadois ont été classées en « zones vulnérables aux pollutions par les nitrates d’origine agricole » par le préfet du bassin Loire-Bretagne. redo communes du Brivadois

L’information est passée totalement inaperçue, noyée au milieu d’autres annonces visibles au Journal Officiel du 19 janvier dernier. Le préfet coordonnateur du bassin Loire-Bretagne a décidé de classer, dans un arrêté du 21 décembre, cinq communes de Haute-Loire parmi les « zones vulnérables à la pollution par les nitrates d’origine agricole » : Lamothe, Cohade, Vergongheon, Vézézoux et Brioude. Ces cinq communes se savaient sous la menace depuis quelques mois.

« C’est l’incompréhension »

En clair, ce classement pointe du doigt la qualité des eaux douces superficielles et souterraines, d’après les résultats des campagnes de surveillance effectuées sur les points de captage et les nappes phréatiques entre 2007 et 2011. L’ensemble du territoire de quatre de ces communes a été classé. Pour Lamothe, seules les parcelles en rive gauche de l’Allier sont concernées.

« C’est un peu l’incompréhension, résume Jean-Paul Pastourel, maire de Vergonheon. Avec les autres maires concernés, nous avons demandé une entrevue à la sous-préfecture pour mieux connaître les critères de ce classement et les contraintes qu’il engendre… Car les relevés effectués sur le puits de captage de Grigues, dans ma commune, par exemple, sont bons. Tant que je n’ai pas ces précisions, je n’afficherai pas l’arrêté préfectoral dans ma mairie… »

À Brioude, le problème a été soulevé depuis plusieurs années. Le second puits de captage, développé au lieu-dit des Vignes, à Lamothe, est notamment montré du doigt pour sa forte teneur en nitrates, en augmentation depuis 2004. Certains relevés datant de 2008 faisaient état d’un taux atteignant les 90 mg\l, quand le seuil de potabilité est fixé à 50 mg\l. Dans ces cas-là, l’eau du puits était diluée avec celle du puits n° 1, pauvre en nitrates. « On avait déjà anticipé ce classement, explique Jean-Jacques Faucher, maire de Brioude. L’eau consommée a d’ailleurs toujours été largement en dessous du seuil ».

Pour lutter contre ces problèmes liés au nitrate, la Ville a ainsi entamé des discussions avec l’Agence de l’eau pour établir un « contrat de captage prioritaire », afin d’identifier les causes de la pollution. Un technicien, rattaché à la Ville, pourrait venir dans les prochains mois étudier les dispositions à prendre pour réduire les causes de la pollution. Un programme d’actions agricoles a aussi été défini. Quelques agriculteurs brivadois volontaires ont donc pris des mesures (lire par ailleurs), dont certaines deviendront obligatoires pour tous les professionnels du secteur, courant 2013. Ces dispositifs ont déjà permis, selon la mairie, de faire redescendre le taux moyen de nitrates à 38,96 mg\l en 2011 et 18,82 en 2012 sur le puits le plus « sensible » . Selon le Syndicat de gestion des eaux du Brivadois, les causes de la baisse sont moins évidentes.

Un recours possible

Ailleurs dans le Brivadois, des relevés effectués sur des piezomètres (tube prélevant l’eau dans les nappes) faisaient état de valeurs comprises entre 80 et 100 mg\litres (lire par ailleurs). Mais il ne s’agissait pas d’eau issue de puits de captage. Les cinq communes peuvent toujours contester l’arrêté devant le tribunal administratif, mais elles ne semblent pas enclines à le faire. La prochaine réunion à la sous-préfecture devrait en tout cas permettre d’en savoir plus sur les mesures éventuelles qu’elles devront prendre.

(*) La référence qualité est fixée à 25 mg\l.

Pollution aux pesticides récentes

Source :  journal La montagne du 03/04/2012

Ci dessous les résultats d’une étude de 3 ans  de deux professeurs de  toxicologie Mr Berny et Mr Rossoux  :   » Les loutres du Massif central sont plus contaminées par les pesticides que celles du marais atlantiques … » -cliquez sur les photos ci dessous pour les agrandir)

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Une réflexion au sujet de « Pollution »

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