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 En Mairie de Sainte Florine, le Sydec Allier-Allagnon  a voté le budget

publié le 18/04/2017

Le Syndicat de développement économique Allier-Allagnon s’est réuni vendredi 14 avril à Sainte-Florine pour le vote de son budget. Un budget voté à l’unanimité.

Dans les cartons du Sydec Allier-Allagnon, des projets d’envergure qui devraient voir le jour d’ici quelques années. Tour d’horizon.

Mise en 2×2 voies de la RN 102. Un investissement de poids pour le Sydec, qui participe à hauteur d’un million d’euros au projet de mise en deux fois deux voies de la RN 102 entre Brioude et Lempdes-sur-Allagnon, sur les 61 M € que va coûter le projet.

« La 2 x 2 voies va changer la donne sur le territoire », a martelé Jean-Jacques Faucher à des élus déjà convaincus de la nécessité de cette nouvelle route. Pour financer cette participation, le Sydec a prévu de souscrire deux emprunts de 500.000 € chacun, l’un auprès de la Caisse des dépôts et consignations d’une durée de 30 ans, l’autre auprès d’une banque privée pour une durée de 40 ans.

Ateliers Relais. Le Sydec porte deux nouveaux projets : celui des Deux Ailes, l’entreprise de luminaires d’art de Laurent Beyne et celui du verrier Emmanuel Barrois, qui va donner une seconde vie aux anciens ateliers SNCF de la route de Beaumont. Les grands espaces de cette friche industrielle devraient permettre au Brivadois de développer son carnet de commandes, jusque-là limité par la taille de son atelier. Un projet à 1.363.500 €. « Nous allons partir à la pêche aux subventions, a expliqué Jean-Jacques Faucher, lors du vote du budget. On n’aura peut-être pas tout, mais il faut demander. » Le Sydec va solliciter des aides de la Région, du Département et avoir recours à l’emprunt.

Zone logistique de Lempdes-sur-Allagnon. Après dix ans de travail, la zone logistique en bordure d’autoroute va passer en phase de construction. Début des travaux sur les réseaux (eau et électricité) cette année, pour une viabilisation des terrains d’ici à la fin de l’année. « Nous avons acté le principe de mettre 1 M € sur la zone logistique de Lempdes », a rappelé Jean-Jacques Faucher. Ce qui nécessitera deux emprunts, sur le même schéma que pour la 2 x 2 voies.

Ancienne saumonerie Saint-Ferréol. Les 6.500 m ² en bordure de l’avenue d’Auvergne à Brioude, libérés de l’ancienne usine de conditionnement de saumon, n’attendent plus qu’un repreneur. « Le bureau a prévu de prendre contact avec les entreprises qui s’étaient montrées intéressées », a indiqué le président Faucher, en précisant que priorité serait donnée aux entreprises dans l’ordre chronologique d’intérêt.

Géraldine Sellès

Les élus de la communauté de communes ont validé le budget, mercredi soir

Les élus de la communauté de communes ont validé le budget, mercredi soir

Le centre aqualudique pèse de manière importante dans le budget de la communauté de communes?; certains élus le déplorent, d’autres y voient un investissement incontournable.? © photo d’illustration

La hausse des taxes locales permet, entre autres, de traiter deux points noirs des comptes de la com’com Brioude Sud Auvergne : le camping et l’Aquabulle.

Les orientations budgétaires ne laissaient pas planer de doute. Les élus de la communauté de communes Brioude Sud Auvergne ont décidé, sans surprise, mercredi soir, d’augmenter les taux des impôts locaux. « On n’a pas le choix, on ne peut qu’augmenter. Le problème c’est qu’il n’y a pas de nouveauté en face, pas de gros travaux », a déploré Gaston Farget (Saint-Laurent-Chabreuges).

L’objectif : équilibrer les budgets du camping et du centre aqualudiqueChristophe Bédrossian (Autrac) a eu beau demander « de réfléchir encore », il n’a pas été entendu. Le budget 2017 (et la hausse des taxes) a été adopté (*). Il s’élève à 11,5 millions d’euros en fonctionnement, et à un million en investissement. L’augmentation des impôts locaux ne change rien pour les habitants de l’ex-Pays de Blesle. En revanche, ceux de l’ancienne com’com du Brivadois vont payer sensiblement plus cher leur taxe d’habitation (10,86 % désormais), leur taxe sur le foncier bâti (2,96 %) et non bâti (10,39 %). Seule la taxe sur les entreprises (27,82 %) ne change pas. Cette hausse côté Brivadois génère 970.000 euros de recettes supplémentaires. Et permet d’harmoniser, d’un seul coup, les taxes des deux territoires. Même si le président, Jean-Jacques Faucher, a insisté : « Les nouveaux taux ne sont pas la conséquence du regroupement. »

Ces augmentations d’impôts serviront en grande partie à ramener vers un point d’équilibre deux budgets annexes lourdement déficitaires : celui du camping de La Bageasse et celui de l’Aquabulle. En 2003, 1,5 million d’euros a été investi dans le camping. Aujourd’hui, le budget annexe de la structure est toujours en déficit (750.000 euros).

Déficit également du côté du centre aqualudique, où il manque un million d’euros. « On va résorber ça sur trois ans, a résumé Gaston Farget. Mais chaque année, ce budget sera déficitaire de combien ? » Entre le remboursement de l’emprunt et la subvention d’équilibre, le budget annexe affichera un déficit de 700.000 euros. « Le coût net pour la com’com s’élève à 420.000 euros », précise Jean-Jacques Faucher, puisque 280.000 € sont pris en charge par la ville de Brioude.

Désendetter la collectivitéLes rentrées fiscales supplémentaires s’inscrivent aussi dans une démarche à plus long terme : le désendettement de la collectivité. « Le ratio idéal de désendettement c’est 5, a assuré Jean-Jacques Faucher Cette année, nous sommes à 8,7. C’est critique à partir de 10. Si on suit les projections, on sera à 5,2 en 2020. » Et le « ratio » pourra dire merci aux contribuables du Brivadois…

(*) Christophe Bedrossian, Tristan Fleury, Jean-Noël Lhéritier, André Poitrasson-Rivière et Françoise Verron ont voté contre.

Indemnités des élus. Lors des orientations budgétaires, l’exécutif avait proposé une baisse de 10 % de l’enveloppe dévolue aux indemnités des élus (président et vice-présidents). La baisse a été votée mercredi soir, mais ne s’appliquera qu’à compter du mois de mai.

Françoise Verron

« Si on est dans cette situation, c’est quand même qu’il y a des choses qui ont mal fonctionné. »

Gaston Farget

« Je n’ai pas du tout apprécié l’ambiance du dernier conseil, ni les positions de certains. Le déficit, il apparaît depuis des années. »

Jean-Jacques Faucher

« Avec l’arrivée des collègues de Blesle, il y a désormais un fonctionnement un peu différent et j’en suis satisfait. »

« Nous avons fait le choix de ne pas augmenter la fiscalité de 2000 à 2016. On aurait peut-être dû. Mais voilà, on ne l’a pas fait… »

Jean-Noël Lhéritier

« C’est la première fois que vous nous proposez un budget aussi contraint. Le budget d’investissement n’est que peau de chagrin. La communauté de communes Brioude Sud Auvergne n’a plus les moyens de sa politique. »

Après un débat d’orientations budgétaires tendu, fin mars, le président Jean-Jacques Faucher s’est fait l’avocat de sa gestion de la com’com du Brivadois.

« Nous avons fait le choix d’équiper le territoire. » Il a rappelé que 30 millions d’euros ont été investis depuis 2000, dans l’embellissement des bourgs (hors Brioude) et dans les équipements sportifs, notamment. Il a rappelé que la com’com emploie 56 agents, et 200 en tout (120 ETP) avec ses structures satellites (abattoirs, accueil de loisirs…). La hausse du fonctionnement ( cf. ci-contre) s’explique notamment par l’arrivée du Pays de Blesle.

Pomme Labrousse

Titre initial :Les élus de la communauté de communes ont validé le budget, mercredi soir

Nouveau titre : A quoi va servir la hausse d’impôts ?

A quoi va servir la hausse d'impôts ?

Le centre aqualudique pèse de manière importante dans le budget de la communauté de communes?; certains élus le déplorent, d’autres y voient un investissement incontournable.? © photo d’illustration

La hausse des taxes locales permet, entre autres, de traiter deux points noirs des comptes de la com’com Brioude Sud Auvergne : le camping et l’Aquabulle.

Les orientations budgétaires ne laissaient pas planer de doute. Les élus de la communauté de communes Brioude Sud Auvergne ont décidé, sans surprise, mercredi soir, d’augmenter les taux des impôts locaux. « On n’a pas le choix, on ne peut qu’augmenter. Le problème c’est qu’il n’y a pas de nouveauté en face, pas de gros travaux », a déploré Gaston Farget (Saint-Laurent-Chabreuges).

L’objectif : équilibrer les budgets du camping et du centre aqualudique

Christophe Bédrossian (Autrac) a eu beau demander « de réfléchir encore », il n’a pas été entendu. Le budget 2017 (et la hausse des taxes) a été adopté (*). Il s’élève à 11,5 millions d’euros en fonctionnement, et à un million en investissement. L’augmentation des impôts locaux ne change rien pour les habitants de l’ex-Pays de Blesle. En revanche, ceux de l’ancienne com’com du Brivadois vont payer sensiblement plus cher leur taxe d’habitation (10,86 % désormais), leur taxe sur le foncier bâti (2,96 %) et non bâti (10,39 %). Seule la taxe sur les entreprises (27,82 %) ne change pas. Cette hausse côté Brivadois génère 970.000 euros de recettes supplémentaires. Et permet d’harmoniser, d’un seul coup, les taxes des deux territoires. Même si le président, Jean-Jacques Faucher, a insisté : « Les nouveaux taux ne sont pas la conséquence du regroupement. »

Ces augmentations d’impôts serviront en grande partie à ramener vers un point d’équilibre deux budgets annexes lourdement déficitaires : celui du camping de La Bageasse et celui de l’Aquabulle. En 2003, 1,5 million d’euros a été investi dans le camping. Aujourd’hui, le budget annexe de la structure est toujours en déficit (750.000 euros).

Déficit également du côté du centre aqualudique, où il manque un million d’euros. « On va résorber ça sur trois ans, a résumé Gaston Farget. Mais chaque année, ce budget sera déficitaire de combien ? » Entre le remboursement de l’emprunt et la subvention d’équilibre, le budget annexe affichera un déficit de 700.000 euros. « Le coût net pour la com’com s’élève à 420.000 euros », précise Jean-Jacques Faucher, puisque 280.000 € sont pris en charge par la ville de Brioude.

Désendetter la collectivité

Les rentrées fiscales supplémentaires s’inscrivent aussi dans une démarche à plus long terme : le désendettement de la collectivité. « Le ratio idéal de désendettement c’est 5, a assuré Jean-Jacques Faucher Cette année, nous sommes à 8,7. C’est critique à partir de 10. Si on suit les projections, on sera à 5,2 en 2020. » Et le « ratio » pourra dire merci aux contribuables du Brivadois…

(*) Christophe Bedrossian, Tristan Fleury, Jean-Noël Lhéritier, André Poitrasson-Rivière et Françoise Verron ont voté contre.

Indemnités des élus. Lors des orientations budgétaires, l’exécutif avait proposé une baisse de 10 % de l’enveloppe dévolue aux indemnités des élus (président et vice-présidents). La baisse a été votée mercredi soir, mais ne s’appliquera qu’à compter du mois de mai.

Morceaux de débat

Françoise Verron « Si on est dans cette situation, c’est quand même qu’il y a des choses qui ont mal fonctionné. » Gaston Farget « Je n’ai pas du tout apprécié l’ambiance du dernier conseil, ni les positions de certains. Le déficit, il apparaît depuis des années. »
Jean-Jacques Faucher « Avec l’arrivée des collègues de Blesle, il y a désormais un fonctionnement un peu différent et j’en suis satisfait. »
« Nous avons fait le choix de ne pas augmenter la fiscalité de 2000 à 2016. On aurait peut-être dû. Mais voilà, on ne l’a pas fait… »
Jean-Noël Lhéritier « C’est la première fois que vous nous proposez un budget aussi contraint. Le budget d’investissement n’est que peau de chagrin. La communauté de communes Brioude Sud Auvergne n’a plus les moyens de sa politique. »

Les dépenses de fonctionnement expliquées

Après un débat d’orientations budgétaires tendu, fin mars, le président Jean-Jacques Faucher s’est fait l’avocat de sa gestion de la com’com du Brivadois.

Répartition des dépenses de fonctionnement de la Com’com par compétence.

« Nous avons fait le choix d’équiper le territoire. » Il a rappelé que 30 millions d’euros ont été investis depuis 2000, dans l’embellissement des bourgs (hors Brioude) et dans les équipements sportifs, notamment. Il a rappelé que la com’com emploie 56 agents, et 200 en tout (120 ETP) avec ses structures satellites (abattoirs, accueil de loisirs…). La hausse du fonctionnement ( cf. ci-contre) s’explique notamment par l’arrivée du Pays de Blesle.

Pomme Labrousse

 

Les élus de Brioude Sud Auvergne ont débattu des orientations budgétaires 2017, lundi soir

Il manque 1,2 million d’euros pour combler le déficit budgétaire de la communauté de communes Brioude Sud Auvergne. Lundi soir, les élus de la collectivité se sont affrontés, parfois vertement, sur les sources de ce déséquilibre et sur les manières d’y remédier. Dans deux semaines, le 12 avril lors du vote du budget, il est très probable que le conseil valide une hausse des taux d’imposition.

Le président de Brioude Sud Auvergne Jean-Jacques Faucher (Brioude) et son vice-président en charge des finances, René Marchaud (Fontannes), ont expliqué la situation par la baisse des dotations de l’État.

Ils ont fait état « d’équilibres financiers dégradés sur l’exercice 2016 » de la com’com du Brivadois (« nous ne sommes pas responsables de la situation », a précisé l’ancien président du Pays de Blesle). Dans le détail, cela donne des dépenses en hausse, dues « aux nouvelles compétences », aux nouveaux rythmes scolaires et aux 18 emprunts (sans oublier l’annulation d’un titre de 165.000 €). Mais aussi des recettes en baisse, dont la dotation globale de fonctionnement (DGF). Depuis 2012, en cumulé, sa baisse représente 973.000 € de ressources en moins. La priorité, désormais est « le désendettement ».

« Depuis 2000, il n’y a pas eu d’augmentation de la pression fiscale. Nous assumons toutes les décisions prises, a martelé Jean-Jacques Faucher. Nous avons décidé de faire le centre aqualudique en 2011, avant la baisse de la DGF. Il y a des décisions qui nous ont été imposées. » René Marchaud a assuré qu’il y avait « déjà quelques signaux dans les orientations budgétaires 2016. On en a aussi parlé en commission des finances. »

« Volonté politique »Jean-Jacques Faucher a également défendu la « volonté politique » de réaliser des investissements (25,5 millions d’euros depuis 2000, dont 10 millions de subventions). « Quels investissements ne sont pas utiles ? Est-ce que ce ne sont pas des choix volontaires ? Aujourd’hui, on ne peut plus compter sur l’État. Ce qui compte c’est que notre territoire soit prêt pour son développement. »

Plusieurs voix se sont élevées, lundi soir, pour critiquer la situation financière.

Jean-Noël Lhéritier (Brioude, opposition) a assuré que « la charge de fonctionnement du centre aqualudique » expliquait en partie le déséquilibre budgétaire.

Bernard Beaudon (Javaugues) a lancé à la cantonade : « Comment a-t-on pu en arriver là sans que des voyants s’allument en 2016 ? » Jean-Noël Lhéritier lui a emboîté le pas : « Je suis tombé de haut. »

« Depuis longtemps, je dis que les budgets annexes nous plombent, a souligné Gaston Farget (St-Laurent-Chabreuges). Mais personne ne m’a suivi. On a presque tous voté les budgets, on est autant responsable. »

Robert Geoffroy, au nom des élus de Vieille-Brioude a déploré « cette annonce aussi tardive » et le fait que les élus n’aient pas eu « un temps d’examen raisonnable ». « Les éléments budgétaires ne sont pas confidentiels, a-t-il rappelé. La baisse de la DGF à elle-seule n’est pas la raison de ce déséquilibre. »

Marie-Christine Degui (Brioude) a critiqué la hausse fiscale. « On va prendre directement dans la poche des ménages et des privés. »

« Fuite en avant »« Sommes-nous même solvables ? a interrogé Christophe Bedrossian (Autrac). Pourquoi n’avons-nous pas eu ces éléments dès l’automne ? » Le maire d’Autrac a dénoncé « un manque d’anticipation », « une situation catastrophique », « une gestion hasardeuse » et une « fuite en avant ».

« Il faut arrêter les effets d’aubaine avec les subventions et réfléchir aux besoins réels », a demandé Françoise Verron (Brioude, opposition Front de Gauche), qui a également déploré un « manque de transparence ».

Les taux des taxes d’habitation, des taxes foncières (bâtie et non bâtie) devraient augmenter pour les habitants de l’ancienne communauté du Brivadois, ce qui amènera les taux au niveau de ceux de l’ancien Pays de Blesle. Soit 970.000 € de recettes supplémentaires (entre 50 et 100 € de hausse moyenne par ménage). Les tarifs du périscolaire (entre 0,70 et 1,40 € par semaine par enfant, selon les ressources) devraient augmenter. Les indemnités des élus devraient baisser de 10 % (10.000 euros d’économies).