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Le CECB vous propose le 31 Mars 2017, le dernier film de M.M Robin, « Qu’est ce qu’on attend? » , l’exemple d’un village en transition.

On n’attend plus ! : Un documentaire incroyable sur une commune Française en  transition!!

A l’initiative du CECB et en collaboration avec la Mairie et les associations :  Absolu amap de brioude, et pourquoi pas?, et DASA, le dernier documentaire de Marie-Monique Robin (2016),  ‘ » qu’est ce qu’on attend? »  ,  sera diffusé

  le vendredi 31 mars 2017 à 20h30, au ciné « Le Paris » à Brioude,

Télécharger l’affiche:

Affiche-webUngersheim, petite ville d’Alsace de 2 200 habitants, s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique. Pour la mettre en œuvre, la municipalité a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le XXIe siècle». Ce programme englobe tous les aspects de la vie quotidienne : alimentation, énergie, transports, travail, argent, habitat et école. Il vise à développer l’autonomie alimentaire et énergétique du village et à promouvoir le développement des énergies renouvelables. 

Chauffage bois du Centre aqualudique : Une aide précieuse.

Chauffage bois du  Centre aqualudique : Une rencontre prometteuse :
Chaudières bois en cascade, panneau solaire, hydro-accumulation, micro-centrale hydraulique à aube.. Le centre aqualudique pourrait devenir une vitrine technologique régionale sur ce qui se fait de mieux en matière de transition énergétique. Y a plus qu’a…..

Hier, le 22 Juin, un expert en filière bois énergie et  réseau de chaleur et venu participer à une réunion du CECB.

D’après son analyse, seule une pré-étude de faisabilité d’un chauffage bois  a été effectué par la Com com, il y a 4 ans . Celle-ci se situait uniquement dans le cadre d’une rénovation de l’ancienne piscine. L’étude  avait été enterrée en prétextant que le mode de chauffage par le bois n’était pas rentable!

Depuis, avec le nouveau projet d’un bâtiment neuf  , sur un nouvel emplacement , aucune étude de faisabilité réseau de chaleur  n’a été faite! et seule une aide à une pré-étude  vient d’être  formulé par le Pdt de la Com com auprès du conseil régional début juillet 2013.

Il faudra  demander à la Comcom, dans le cadre du nouvel appel d’offre lots par lots de nous fournir les élément ci dessous :

Consommations en MWh/an du centre ? , la puissance de la chaufferie gaz envisagée ?  et le tarif gaz naturel utilisé ? (sûrement de type : B2S).

Nous avons ensuite évoqué plusieurs mode de déploiements  possible  du chauffage bois collectif. : une chaudière bois dédiée au centre pourrait dans un premier temps être installé, puis en rajoutant progressivement d’autres chaudière bois en cascade on pourrait alors concevoir un réseau de chaleur qui pourrait chauffer l’EREA et même au-delà :  Particuliers, gendarmerie, salle multi-sport, salle polyvalente , lotissement, hôpital,….

Pour financer ce projet , on peut très bien envisager plusieurs forme de partenariat privé-publique  ( DSP …..).

Des filiales de grands groupes industriels (type VEOLIA) peuvent être intéressé par ce type de partenariat . Le secteur  privé apportant les capitaux et ensuite rentabilisant son investissement en revendant ses mWH  de chaleur aux différents clients intéressés. (c’est le cas au Puy avec un réseau de chaleur de plus de 8 Km. !)

Techniquement les réseaux peuvent être très longs (c’est le cas au Puy avec un réseau de chaleur de plus de 8 Km. !), on peut raccorder aujourd’hui jusqu’à plusieurs dizaine de Km sans problème et  de manière Progressive . Pour favoriser le développement du réseau de chaleur , la collectivité publique peut faire, après une enquête publique ,  un classement du réseau, c’est-à-dire inciter l’adhésion au réseau de chaleur  sous forme de volontariat   par des mesures fiscales   .

De nombreux exemples existent dans notre région : réseau de chaleur au Puy en Velay, à Saugues, à Langeac, à Saint Flour…… chaudière bois dédiée à Ambert, etc …

On peut encore améliorer les économies d’énergie en  couplant  la chaufferie bois à des  panneaux solaires et optimiser l’ensemble  par de l’hydro-accumulation (réserve d’eau maintenue à une température autour de 20°, jouant le rôle d’auxiliaire d’apporteur de calorie, permettant en autre  de ne pas sur dimensionner les chaudières.

De plus, comme  il faudra  alimenter une  multitudes d’ appareil électrique énergivore (  générateur  de vague,  hydro-jets, , générateur de bulles , générateur de vapeur du Hammam et du sauna) …pourquoi ne pas  installer une micro centrale hydro-électrique à aube sur le bief de la bageasse ?(la technique de la  roue à aube permet le passage des poissons migrateurs sans problèmes tout en fournissant de l’électricité, et cerise sur la gâteau une entreprise auvergnate est spécialisée dans cette technologie!) .

La conclusion pratique a été de ne pas attendre septembre (date  prévu  de notre prochain rendez vous avec le Pdt de la Com com, et de demander  un rendez vous dés la deuxième quinzaine de  juillet où sera présent notre conseiller  en réseau de chaleur.

Droit de Réponse au BI du Conseil Général n°5 Mai 2013 de J.N LHERITIER.

Des interrogations suite  au Bulletin d’information du Conseil Général n05 de J.N LHERITIER.

Au mois de mai dernier , le bulletin ci dessous a été  distribué dans la plus part de nos  boîtes aux lettres du canton Nord . Nous nous interrogeons sur certaines affirmations comparant le projet de la méga- décharge Vazeilletes  , aux parcs photovoltaïques au sol ? , aux  fermes éoliennes ?   « ….Nous proposerons bientôt une rencontre à l’auteur, pour qu’il nous éclaircisse sur sa conception de  la transition énergétique?.

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Une alternative au projet Pizzorno – Vazeillete : l’exemple de la Communauté des Communes des Portes d’Alsace

Source : mediapart.fr/

 En Alsace, l’épopée d’une commune vers le zéro déchet

02 mars 2012 | Par noemie rousseau

Le maire de la petite commune de Manspach, Dany Dietmann, brandit les chiffres qui font la fierté des habitants du coin : «Ici, on ne produit que 78 kg d’ordures ménagères résiduelles par an et par habitant», ce sont les déchets non recyclés qui partent à l’incinérateur. En moyenne, un Français en produit 316 kg. La loi Grenelle 1 prévoit une diminution de 7 % par an et par habitant pour la période 2009-2014. Un objectif pulvérisé par les 33 municipalités de communauté de communes de la Porte d’Alsace, qui ont réduit leurs déchets de 80 %. Ici, 74 % est recyclé contre 33 % au niveau national. Comment ont-ils fait ? «C’est de la volonté politique, du bon sens, une vision sur le long terme et beaucoup de communication avec ses administrés», prévient en préambule le maire écolo, élu en 1983.

Tout commence le 14 septembre 1990, lors du conseil municipal de Manspach. «On nous proposait de participer à la construction de l’incinérateur de Mulhouse. Selon leurs prévisions, nous devions atteindre 550 kg/ an/ habitant de déchets en 2000», se souvient, amusé, Dany Dietmann, le maire. Surtout, le projet se présentait comme une alternative à la décharge de Retzwiller située en bordure de la commune de 530 habitants, et accueillant tous les déchets putrescibles du Haut-Rhin. Quand les élus se plongent dans le projet d’incinérateur, ils s’aperçoivent que transporter et incinérer leurs ordures à Mulhouse «revenait à multiplier par trois le prix du service actuel». Sans compter que 25 % de la masse incinérée reviendrait chez eux, sous forme de mâchefers (résidus d’incinération toxiques), enfouis dans la décharge dont ils veulent justement se débarrasser. Ce jour-là, le conseil vote contre l’incinération et décide de mettre sur pied un système de collecte sélective des ordures ménagères. La presse locale relaie cette «position pour le moins  farfelue, sinon utopique», concède le maire.

Le conseil général, porteur du projet d’incinérateur, envoie sur-le-champ un de ses techniciens pour dissuader le maire. Mais l’ancien professeur de biologie s’obstine et finit par rallier à sa cause l’ensemble des communes de la Porte d’Alsace. Un sondage est organisé auprès de la population. «Les habitants voulaient en finir avec la décharge, à cause des nuisances, des odeurs et 82 % se sont dits prêts à nous suivre, à changer de comportement», relate le maire. En janvier 1992, il entreprend son tour des salles des fêtes. Des débats sont organisés partout, les discussions sont parfois animées entre les défenseurs du camion-poubelle et les adeptes de la déchetterie. Pour que les personnes à mobilité réduite puissent trier, la solution du ramassage en porte-à-porte est retenue.

La décharge de Ritzwiller.© Noémie Rousseau

Deux ans plus tard, tout le monde tombe d’accord sur un point : «Le plus ennuyeux dans les déchets, c’est qu’ils sont sales.» Alors, cette année-là, chacun reçoit un composteur. L’effet est immédiat. Non seulement, «le gisement était plus propre» mais en plus la masse des ordures tombe à 200 kg/ an/ habitant une fois les biodéchets retirés, contre 375 kg en 1990. Petit à petit, l’odeur nauséabonde de la décharge n’est plus qu’un lointain souvenir. D’autant que la législation change : ne peuvent être désormais enfouis que les déchets inertes, non dangereux. Les ordures ménagères sont redirigées vers les incinérateurs.

« Une crise sociale à cause des déchets »

Une maison de la nature a été créée pour sensibiliser la population à son impact environnemental.© Noémie Rousseau

Pour faire entrer le tri sélectif dans les mœurs, des actions d’initiation et de sensibilisation sont mises en place dans les écoles, des calendriers avec des codes couleur pour les jours de ramassage sont distribués à tous les foyers. A l’époque, seuls le verre, les papiers et le métal sont valorisés. Qu’importe, l’élu, décidément visionnaire, se met à stocker le plastique «en attendant que la technologie pour le recycler soit développée». Les camions tournent, les habitants trient, le maire est heureux. Tout semble aller pour le mieux… jusqu’aux premières frictions.

Le ton grave, le maire explique : «En 1997, les gens frappent à la porte de la mairie avec des pétitions, se plaignant : “Moi je fais mon travail, le lundi je sors le papier, le mardi le carton, etc., mais mon voisin s’en fout. Soit c’est lui qui ne paye pas assez, soit c’est moi qui paye trop. »» La traditionnelle taxation forfaitaire, le même prix pour tous, bons comme mauvais trieurs, vivait ses derniers instants. «Les élections approchaient et tout le monde était à feu et à sang. Alors on a demandé aux éboueurs d’identifier les mauvais trieurs, et on les a invités à la communauté de communes avec du kougelhof et du gewurtz.» Les élus découvrent que la plupart sont des nouveaux arrivants, qui ignorent tout de la collecte. Un système de suivi est aussitôt mis en place. Encore aujourd’hui, au moindre décrochage, une équipe intervient dans le quartier pour une action de sensibilisation le samedi matin, avec gâteaux et boissons. «La convivialité plutôt que la culpabilisation», c’est le credo de Dany Dietmann.

La puce électronique© Noémie Rousseau

Mais il est aussi des citoyens qui, après une journée de travail fatigante, disent préférer remplir des chèques plutôt que des bacs. Au sortir de la réunion avec les mauvais trieurs, un consensus est trouvé : «On paye en fonction de ses performances.» Le 1er janvier 1999, la pesée embarquée est lancée. Dans la salle du conseil de la petite mairie, Dany Dietmann s’empare d’une poubelle, la retourne pour montrer une petite puce électronique dissimulée sous la poignée et un code-barres qui contiennent l’adresse et le nom du propriétaire. Lors du ramassage des ordures, les bacs des 6 000 foyers sont automatiquement pesés par le camion-poubelle, et les données enregistrées. Ici, on ne paye que pour ce qu’on jette, alors qu’ailleurs, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères est calculée sur la valeur du logement et réclamée en même temps que la taxe foncière. «Plutôt qu’une taxation démotivante, on est passé à la redevance incitative, résume Dany Dietmann. Pour l’eau et l’électricité, on paye sa consommation, pourquoi pas pour les déchets ?» La loi Grenelle 2 stipule que tout système de financement du service des déchets devra inclure une part incitative d’ici 2015.

Et si, pour alléger sa facture, un habitant dépose ses ordures dans la poubelle du voisin ? «Impossible», répond l’homme. La communauté de communes avait envisagé de cadenasser les bacs. L’idée a été abandonnée sauf pour les quelques immeubles existants. «L’arrêt du camion est facturé 80 centimes. Alors les habitants ne sortent leur poubelle que lorsqu’elle est pleine à ras bord. Du coup, le voisin n’a pas la place d’y mettre son sac.» Le camion s’arrête moins et fait désormais neuf villages avant d’aller vider. La consommation de carburant a été réduite par deux. Et on aura beau sillonner les petites routes du territoire, scruter les fossés, on n’apercevra aucun sac-poubelle abandonné par un habitant désireux de payer moins.

Les usagers trient trop, les finances de la commune sont dans le rouge

Sur le territoire de la Porte d’Alsace, les citoyens comprennent petit à petit que le poids de leur poubelle dépend de leur façon d’acheter. La notion de «acheter mieux» fait son chemin. Le supermarché de Dannemarie, commune voisine de Manspach, crée une «plateforme de déballage», une installation rendue obligatoire depuis le 1er juillet 2011 par la loi Grenelle 2. On s’attend à un dispositif nécessitant une logistique complexe, ce qui aurait pu expliquer pourquoi les supermarchés et hypermarchés se sont fait épingler pour n’avoir pas joué le jeu… mais non. Deux caisses sont disposées avant la sortie, l’une pour les cartons, l’autre pour les plastiques. Dany Dietmann rit. «En fait, c’est trop simple.»

La plateforme de déballage au supermarché de Dannemarie, commune voisine de Manspach.© Noémie Rousseau

Aujourd’hui, les gestes sont acquis par la population. Ils l’ont été tellement vite que la collectivité s’est retrouvée dépassée. «Les élus avaient construit le budget sur une estimation de 100 kg ramassés par habitant. Dès la première année, les usagers ont eu de bien meilleurs résultats en tombant à 80 kg ! Le prix de la levée et du kilo n’a pas suffi à couvrir l’ensemble des frais du service. Nous nous sommes retrouvés avec un déficit monstre et on ne pouvait pas dire aux gens : « Vous triez trop, on vous fait payer plus »», explique Audrey Baehler, ambassadrice du tri à la communauté de communes de la Porte d’Alsace. Pour y remédier, une part fixe (50 € annuels par foyer) est introduite en plus de la part variable. En moyenne, la facture annuelle s’élève à 56 € par habitant, tout compris. La collectivité a mis sept ans pour rééquilibrer son budget.

La collecte, le transport, le traitement des déchets et la maintenance sont sous-traités. En 2011, la CC a déboursé en tout 991 000 €. A titre de comparaison, l’incinération seule de tous les déchets leur coûterait 750 000 €, une somme qui pourrait doubler avec les frais liés à la collecte et au transport. De plus, grâce au tri, la collectivité peut compter sur des recettes : 200 000 €, tirés de la revente des matériaux triés. Le plastique recyclé est même revenu à Manspach, sous forme de tuiles pour l’église du village. Elles sont aussi photovoltaïques. En 2011, la nef a produit 37 000 kwh et rapporté 22 000 € à la commune.

Dany Dietmann surveille tous les jours le cours du plastique, de l’aluminium, du verre. «Les bouteilles se revendent entre 400 et 500 € la tonne, l’aluminium 900 €, le papier 130 €… Comment qualifier de déchets quelque chose qui vaut autant ?» D’ailleurs, le mot est proscrit dans la commune. On parle de «produits résiduels». Le maire insiste : «le déchet n’existe pas», il est «l’échec de l’éco-gestion», le «symptôme de la décroissance».

Trier moins pour brûler plus

«Dès le début, il y a un grand malentendu de vocabulaire. Dans « déchet », on entend « déchéance », nous sommes sales, nous polluons… Les grandes multinationales ont tout de suite compris comment tirer profit de cette mauvaise conscience, en nous proposant un service pour nous redonner bonne conscience : on paye et on est débarrassés de nos honteuses ordures. Au final, on construit des incinérateurs qui coûtent très cher pour brûler beaucoup d’argent. C’est pas comme ça qu’on va sortir de la crise !» Dany Dietmann en est convaincu, l’ère des «fiscalisés captifs» et de «l’abondance supposée» est révolue, «aujourd’hui les citoyens sont éco-actifs et responsables», la «pénurie avérée».

Tous les déchets verts des communes sont récupérés pour être transformés en engrais.© Noémie Rousseau

Paradoxalement, les efforts de tri ont été tels que l’incinérateur de Mulhouse n’a plus voulu de leurs «produits résiduels». Car débarrassés des plastiques, restes alimentaires et papiers, la valeur calorifique de ces produits est moindre. En clair : ils brûlent moins bien et sont donc moins rentables pour l’incinérateur qui revend de la chaleur. En 2003, la Région demande que les plastiques soient remélangés. «Des camions partaient de la déchetterie en direction de l’usine d’incinération», témoigne Dany Dietmann.

Puis, c’est au tour du conseil général du Haut-Rhin de revenir à la charge. Il décide, avec le Syndicat mixte du territoire 4 (SM 4 auquel appartient la CC de la Porte d’Alsace), de construire une nouvelle usine d’incinération. La France a déjà le plus grand parc d’incinérateurs d’Europe (139 usines). Cette fois, il sera construit à Aspach-le-Haut, à peine à 20 km au nord de Manspach. Vice-président du SM 4, Dany Dietmann est hué quand il monte à la tribune pour défendre sa position. Il démissionne de son poste et mobilise sur le terrain.

Les habitants créent des associations pour protester contre ce projet absurde. «Tous les samedis matins, on allait de village en village pour informer la population sur la réalité de l’incinération. Elle ne détruit pas les ordures mais dispersent les substances toxiques dans l’air, l’eau, le sol qui se reconcentrent ensuite dans la chaîne alimentaire.» En 2007, le département abandonne finalement le projet. Les 15 000 habitants de la Porte d’Alsace ont fait reculer l’incinération.

 

Centre aqualudique : le Puy a fait le choix de la fillière bois-energie en 2012.

Et pour Brioude, on attend que  le prix du gaz et la concentration en Co2 baisse en 2014?.

 Source :  communique de presse de Cofely, Groupe GDF SUEZ, publié sur http://www.cofelyservices-gdfsuez.fr, le 09/01/2012
la vague

La ville du Puy-en-Velay choisit Cofely, Groupe GDF SUEZ pour exploiter son nouveau réseau de chaleur au bois

– une chaleur produite à 90 % par le bois
– une réduction de la facture énergétique de 20 % en moyenne
– plus de 110 000 tonnes de CO2 évitées sur la durée du contrat
Laurent Wauquiez, maire du Puy-en-Velay, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Michel Joubert, Président de la Communauté d’agglomération du Puy-en-Velay et Christophe Thévenon, Directeur général Sud-Est de Cofely, Groupe GDF SUEZ signent aujourd’hui le contrat de délégation de service public du chauffage urbain au bois de la communauté d’agglomération du Puy-en-Velay.

Long de 8 km, ce réseau au bois alimentera en chauffage et eau chaude sanitaire la nouvelle piscine ainsi qu’une cinquantaine de bâtiments, dont 906 logements sociaux dans les quartiers de « Guitard », de « Roche–Arnaud » et du « Val-Vert ».

Dans l’esprit de l’engagement de l’agglomération en faveur du développement durable, Cofely réalisera une chaufferie bois-énergie de 5,2 MW, que l’entreprise exploitera pendant 20 ans. Cette nouvelle installation permettra aux utilisateurs de bénéficier d’un chauffage plus économique et plus respectueux de l’environnement :
– 90 % de la chaleur sera produite à partir d’énergies renouvelables, l’appoint étant assuré par du gaz.
– les tarifs baisseront en moyenne de 20 % et seront stables dans la durée.
Le recours à cette énergie locale et renouvelable permettra de réduire de 92 % les émissions de CO2, soit l’équivalent de près de 3 000 véhicules.

La chaufferie biomasse représente également un atout pour la filière bois locale qui lui fournira, dès 2013, 8 200 tonnes de bois-énergie par an, composé à plus de 50 % de plaquettes forestières. Cela permettra la création de 9 emplois pérennes (équivalent temps plein selon l’ADEME) dans la filière bois. De plus, Cofely s’est engagée à assurer l’approvisionnement en partie depuis la plateforme de Polignac, qui transforme du bois provenant de forêts situées majoritairement dans un rayon de moins de 80 km.

Les travaux de la nouvelle chaufferie s’élèvent à près de 8 millions d’euros et débuteront au premier semestre 2012 pour une mise en service à l’été 2013.

La création de ce réseau de chaleur, née de la réflexion autour du nouveau centre aqualudique, constitue pour la ville l’une des plus belles réalisations du mandat en matière de développement durable.

Bois Energie : Langeac : 30 ans avant Brioude!

Date de programmation
Octobre 2004

Coût total
535 996 € pour la première tranche du projet

Résumé de l’opérationLangeac, qui possède déjà un réseau de chaleur bois desservant des équipements publics, a souhaité étendre son réseau afin d’alimenter en chauffage de nouveaux équipements : le Centre culturel et Loisirs, le Centre technique municipal, les serres municipales, les vestiaires du stade municipal et le CAT. Cela a supposé le remplacement de la chaudière bois, l’adaptation du bâtiment, la modernisation de l’équipement d’assistance informatique, l’extension du réseau chaleur bois. Le recours au réseau de chaleur bois pour le chauffage des équipements publics est une solution économique et respectueuse de l’environnement. L’utilisation du bois permet de plus de valoriser la filière forestière du Massif central, particulièrement riche en la matière.Porteuse d’avenir, la thématique des énergies renouvelables, leur promotion comme leur mise en œuvre, continue d’être soutenue dans le cadre du programme compétitivité régionale et emploi FEDER 2007-2013, avec 13 millions d’euros de crédits européens pour cette seule thématique.Extension du réseau de chaleur bois de la commune de langeac

 

Chaufferie bois : Clermont montre l’exemple

Bois-énergie : la transition écologique avance au nord de Clermont

Bois énergie

Sous l’aiguillon des élus écologistes, transition énergétique et chaleur durable sont en route à Clermont-Ferrand. Les chaudières de la future chaufferie biomasse des quartiers nord de Clermont-Ferrand ont été livrées la semaine dernière.

Ce chantier devrait s’achever d’ici quelques mois pour une mise en service en octobre prochain. La réalisation de ce projet marquera l’aboutissement d’un engagement de long terme des élus écologistes à la mairie de Clermont-Ferrand en faveur de cet outil comme du développement d’une politique locale et durable de l’énergie.

Ce chantier des quartiers nord de Clermont-Ferrand comprend deux aspects intégrés : une chaufferie bois et un réseau de chaleur.

 

1- Une chaufferie biomasse ou bois-énergie.

L’emploi de cette énergie renouvelable qu’est le bois présente trois avantages principaux :

  • L’efficacité énergétique : le bois délivre de 6 à 15 fois plus d’énergie utile qu’il n’en a fallu pour le conditionner et le transporter. Par comparaison, l’efficacité des énergies fossiles est toujours inférieure à 1 et varie de 0,8 pour le gaz à 0,3 pour l’électricité.

L’efficacité climatique : malgré nombre d’idées reçues, le bois est une ressource renouvelable lorsqu’il est prélevé dans des forêts gérées écologiquement, c’est-à-dire dans le respect des cycles naturels de croissance de la biomasse. En France, la forêt gagne du terrain, notamment dans les massifs montagneux et seuls 60 % de l’accroissement naturel sont prélevés chaque année.

Par ailleurs, les émissions de carbone dues à la combustion du bois sont équivalentes à l’absorption de carbone nécessaire à la production de ce même bois : le bilan carbone du bois énergie est donc égal à zéro. Il produit de 8 à 24 kg de CO2 par MW/h utile (contre 240 au gaz et 490 au fioul), essentiellement dus au débit de bois forestier ainsi qu’à son acheminement jusqu’à la chaufferie.

Il est donc pertinent de penser cette filière comme une filière locale.

  •  Localisation de la ressource : La totalité de la ressource bois-énergie mobilisable à court et moyen termes sur le département du Puy-de-Dôme représente quelque 220 000 tonnes de bois, soit 45 000 tep (tonne équivalent pétrole). Ce potentiel permettrait de subvenir aux besoins énergétiques de 40 000 équivalent logements. Cette localisation de la ressource permet aussi de pérenniser l’approvisionnement, à la grande différence du pétrole, du gaz et de l’uranium.

La recherche de circuits courts et locaux vise enfin à relocaliser l’énergie, l’économie et l’emploi : outre la production de bois, les chaudières bois de la future chaufferie ont été conçues et construites à Arlanc.

 

Chaudières

2- Un réseau de chaleur urbain sur les quartiers de Croix-de-Neyrat, Champratel et Les Vergnes.

Les avantages du réseau collectif sont multiples :

  •  Une gestion plus légère pour l’abonné : l’abonné n’a plus à se soucier ni de l’approvisionnement, ni d’une chaudière individuelle. Par ailleurs, le raccordement au réseau ne nécessite qu’un local de raccordement, bien moins encombrant qu’une chaudière collective.

Pollution : le bois-énergie est réputé à tort comme une énergie polluante. D’après l’ADEME (étude de 2006), la pollution atmosphérique liée au bois énergie est à 95% due au secteur domestique et à ses appareils anciens à très faible rendement, qui émettent des goudrons, acides, poussières, hydrocarbures et oxyde de carbone, à cause de combustions réalisées dans de mauvaises conditions (bois humide, mauvais coefficients thermiques, foyers ouverts, vieux inserts…). Les installations collectives, quant à elles, sont soumises à des conditions drastiques en la matière.

 

  • Coût : les économies d’échelle réalisées par la taille et la gestion industrielle des sites de production de chaleur ainsi que la limitation des pertes en ligne du fait de la proximité du réseau (à la différence du gaz ou de l’électricité) permettent une diminution des coûts estimée à environ 10%. Par ailleurs, le coût de la chaleur bois reste stable et n’est pas dépendant des fluctuations du cours du pétrole.

Centre aqualudique, tout remettre à plat?

Suite à l’article de la Montagne (23/02/2013 – voir ci dessous).

Le CECB veut interpeller la Com com  du Brivadois sur .

–  le montant du budget prévisionnel du coût  d’exploitation du centre aqualudique ? .

– Le  prévisionnel du nombre d’entrée attendu? et le montant des tarifs d’entrée prévu?.

– quel est le prévisionnel des charges de  chauffage  dans le cas du Gaz  et dans le cas du Bois?. avec un bilan  comparatif du nombre d’emploi  créé dans le cas des 2 modes de chauffage?

– au niveau de la délégation de service publique :  Sur quel montant devra s’engager le prestataire retenu au niveau du déficit d’exploitation prévu?, sur quelle durée? . et en cas de non dépassement du déficit prévu, quels % du bénéfice généré touchera le prestataire?.

 

Cf article la montagne du 23/02/2013

Les coûts de construction du centre aqualudique alimentent le débat

Le projet intercommunal est prévu à proximité du camping de la Bageasse. – Brioude photo

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Depuis ses débuts, la construction de centre aqualudique à Brioude brasse les polémiques. L’annonce d’un surcoût financier a enflammé l’opposition, jeudi soir, lors du conseil communautaire du Brivadois.

le montant de la facture du Centre aqualudique a constitué un moment particulièrement animé de ce conseil. Contenus dans l’ordre du jour : le point 6 sur le lancement d’une procédure de délégation de service public, le point 8 sur un avenant aux travaux, et le point 9 sur les modalités d’éviction de l’actuel propriétaire de la parcelle ont permis à l’opposition de surfer sur la vague.
Projet chahuté par
l’opposition houleuse

Dès le début du conseil municipal et l’énonciation des dépenses d’investissements, Alexis Juillard a lancé les hostilités. « À l’heure où l’on parle de crise et de réduction des coûts, l’opposition pense que le centre aqualudique représente une charge trop lourde pour la communauté de communes ». Soucieux de demeurer au sommet de l’écume, le contestataire s’est offert un petit flash-back. « Nous pensons qu’il aurait dû être construit sur un terrain moins grand, car là vous êtes sur terrain de 3 hectares. C’est un projet démesuré et inapproprié aux possibilités financières. Il a mangé le budget et grève les projets à venir ». Une attaque immédiatement parée par le maire, Jean-Jacques Faucher : « Les charges actuelles de la piscine coûtent beaucoup, près de 200.000 € par an ». Aussitôt rejoint par ses lieutenants, André Séguy en tête : « On a une piscine en fin de vie. On fait quoi ? Il faut un équipement sportif de haut niveau sur un environnement global, sans poteaux, ni chemin de fer, ni nappes phréatiques, présents sur votre terrain ».

Sur une mer déjà agitée, l’annonce des surcoûts de construction portant le projet à 8 619.000 € et l’indemnité d’éviction à 31 450 € a fait l’effet d’un petit tsunami.
Un projet à
8.619.000 euros !

« On passe de 840 840 € de maîtrise d’oeuvre à 1 098 142 €. C’est 30 % d’augmentation ! C’est énorme », a bondi Alexis Juillard. « Le coût total passe donc de 6,6 m€ HT à 8,6 m€ HT c’est bien cela ? », a-t-il lancé. Une interrogation à laquelle Jean-Jacques Faucher a acquiescé d’un timide « oui », accompagné d’une justification sans réel mystère : « l’architecte a eu des missions supplémentaires ». Une défense un peu à court d’oxygène face à l’ampleur des montants brassés.

Dans cet horizon tempétueux s’est invitée une nouvelle perturbation. L’éviction de Marc Chassagny, propriétaire des parcelles agricole « de la Bageasse » moyennant une indemnité de 31 450 € a agité les esprits. Un montant longuement contesté au sein de même de la majorité municipale, avec un total de 11 abstentions et une voix contre.

Une délégation
de service public

La dernière longueur de ce marathon « aquatique », s’est achevée sur la proposition de déléguer la mise en service et l’exploitation du futur centre aqualudique. Le choix du délégataire a été fixé en septembre. Pour Jean-Jacques Faucher, « ce modèle de gestion déléguée fait ses preuves pour la gestion des stations d’épuration, de l’abattoir ou du camping ». Un système rejeté en bloc par un Alexis Juillard inépuisable : « Moi, ce qui me gène, c’est que la société privée empochera les bénéfices, et nous continuerons à payer les réparations. C’est la loi ».

Avant même sa sortie de terre, le centre aqualudique n’en finit pas de faire des vagues.

Carole Eon-Groslier
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