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Centre Aqualudique de la Bageasse

La CCB doit faire des économies?

La ville de Brioude présente ses pistes pour des économies

Les agents municipaux pourraient ne pas être remplacés lorsqu’ils partent à la retraite, mais aussi lorsqu’ils sont malades. Et les avantages dont ils bénéficient vont être étudiés… - pomme labrousse

Les agents municipaux pourraient ne pas être remplacés lorsqu’ils partent à la retraite, mais aussi lorsqu’ils sont malades. Et les avantages dont ils bénéficient vont être étudiés… – pomme labrousse

Réduire la masse salariale, les subventions et les indemnités : la majorité municipale a dévoilé ses pistes pour équilibrer le budget 2016.

Un budget, celui d’une famille, d’une entreprise ou d’une ville, ça s’équilibre. Face à la baisse des dotations (presque 800.000 € de moins en quatre ans pour Brioude), l’équipe de Jean-Jacques Faucher a choisi de maintenir le niveau d’investissement. Alors, forcément, il faut faire des économies pour ne pas terminer l’année dans le rouge. Voici dix pistes évoquées mercredi soir, lors du débat d’orientations budgétaires. Des pistes qui seront transformées en décisions chiffrées dès le 31 mars, lors du prochain conseil municipal, où le budget 2016 devra être adopté.

1- Moins d’agents municipaux ? L’objectif est de réduire les dépenses de fonctionnement de 150.000 à 200.000 euros en 2016. Une position qui ne satisfait pas le Front de gauche. « L’investissement c’est toujours avec un grand I, le fonctionnement, là où on coupe, s’est agacé Christian Caillé. Pourtant, les gens qui travaillent à la mairie c’est de l’argent qui retombe dans l’économie locale et, en plus, c’est du service ! »

Les agents qui partent à la retraite en 2016 ne seront pas systématiquement remplacés. « Je crois que les agents ont déjà payé un certain tribut, a dénoncé Alexis Juillard (PS). En dix ans, 33 % des postes des agents techniques ont été supprimés. » Un chiffre remis en doute par Jean-Luc Vachelard. « Vous avez oublié qu’il y avait eu un transfert vers la communauté de communes. Je vérifierai les chiffres. »

2- Baisse des subventions. Les associations sont invitées à se serrer la ceinture : l’enveloppe globale des aides va baisser de 5 %. Reste à savoir comment la baisse sera ventilée… « La nouvelle répartition amènera un équilibre », a assuré l’adjoint André Séguy.

3- Baisse des indemnités des élus. Difficile de demander à tout le monde de « faire un effort » sans commencer par soi. Dans deux semaines, les Brivadois sauront si cette baisse est simplement symbolique, ou sensible pour le budget.

4- Regroupement des écoles. Le sujet a fait l’objet d’une question écrite des élus du Front de gauche ( lire ci-dessous). Pour autant, la majorité « garantit un accueil des élèves dans des conditions pédagogiques adaptées et réalisera les dépenses de fonctionnement nécessaires à cet objectif ».

5- Les absences pas toujours remplacées. « Les remplacements des agents municipaux en cas de maladie ou d’absence seront étudiés au cas par cas. »

6- Perte des avantages ? La décision ne semble pas encore arrêtée, mais « l’opportunité ou la pertinence du maintien de certains avantages » pour les agents municipaux vont être examinées.

7- Renégociation des emprunts. La ville a 37 emprunts en cours, dont 5 à taux variable, pour 11 millions d’euros de capital restant dû. De quoi pouvoir peser dans la négociation… « Vous parlez de désendettement, sauf que vous allez contracter un nouvel emprunt. C’est une contradiction ! », a asséné Jean-Noël Lhéritier

8- Pénaliser les propriétaires de logements vacants. Environ 10 % des logements à Brioude sont vacants. Dans l’objectif « d’optimiser les recettes », la ville pourrait mettre en place une fiscalité sur ces logements.

9- Faire de la place au cimetière. Le cimetière n’a pratiquement plus de concessions disponibles. Un programme de reprise des concessions en l’état manifeste d’abandon va permettre d’accroître le nombre de « places » disponibles.

10- Payer moins d’impôts. La ville veut réduire la taxe foncière qu’elle paye sur des bâtiments dont elle est propriétaire.

Une question supplémentaire sur l’école Jules-Ferry

Bien que reçue « hors délai », le maire a accepté « à titre exceptionnel » la question écrite de l’opposition (Front de gauche).

Elle concernait les travaux de l’école Jules-Ferry, le fait qu’elle doive à terme accueillir des élèves de Jean-Pradier. « Pour répondre à cette hausse très significative, des travaux seront entrepris […] Aucune extension n’est prévue. […] On peut prévoir une forte dégradation des conditions d’accueil. […] Le gymnase sera transformé en accueil périscolaire. […] L’agenda très serré n’a laissé aucune place à la consultation. S’il s’agit de s’en tenir aux locaux actuels, le maintien des trois groupes semble plus se justifier. »

L’adjoint André Séguy s’est chargé de lire la réponse. « Le gymnase est effectivement supprimé […] et transformé en un accueil périscolaire, […] un lieu adapté. Aucune extension n’est prévue. […] Des salles actuellement sous-exploitées seront utilisées comme salles de classe et permettront de recevoir les élèves de Jean-Pradier sans perturber les conditions d’accueil. »

Quant au manque de concertation, « une réunion a été organisée le 10 mars, avec des représentants des parents, des enseignants et du personnel. […] Ils peuvent faire remonter leurs besoins et suggestion jusqu’au 25 mars. […] Les travaux permettront un enseignement moderne et un accueil de qualité. »

Aucun débat n’a ensuite eu lieu, conformément au règlement intérieur.

Le reste du conseil en bref

Contrôle

Chambre régionale des comptes. L’audit des comptes de la ville par la Chambre régionale des comptes vient de commencer à Brioude. Le maire en a informé le conseil municipal mercredi soir. « C’est une chose tout à fait normale, toutes les collectivités sont contrôlées tous les cinq à dix ans. Et il y a 15 ans que la ville de Brioude n’avait pas été contrôlée. »

Ancienne piscine

Projet. Un marché d’études a été validé par le maire, pour un montant de 7.500 € HT, afin de décider du devenir de l’ancienne piscine.

Hôtel du doyenné

Travaux. La petite fontaine en fonte située sur le côté de l’Office de tourisme sera déplacée, puisqu’une extension servant de vestibule doit être construite à cet endroit. « Ce sera une structure métallique, en accord avec l’architecture de la Halle », a précisé Claire Gaillard.

Office de tourisme

Déménagement. Pendant les travaux dans l’Hôtel du Doyenné, l’office de tourisme va s’installer dans l’Espace Notre-Dame, occupé par le Ciap (Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine). Une convention a été adoptée, qui formalise cette cohabitation. Elle prend effet au 1 er avril, jusqu’au 31 décembre 2017.

Terrains à bâtir

Prabouzou. Les élus ont décidé d’acheter un terrain situé au sud du lotissement Les Crouzettes, pour 22.470 euros. « C’est intéressant d’avoir une réserve foncière, a rappelé l’adjoint Maurice Roche. Nous avons actuellement une trentaine de personnes intéressées pour acheter un terrain à Brioude. »

Urbanisme

Rue Saint-Verny. Au mois de mai, la rue Saint-Verny sera aménagée. La ville profite de ces travaux pour dissimuler les réseaux téléphoniques (coût : 2.700 €). Les travaux se poursuivront jusqu’à la fin du mois de juillet.

Enduro

Subvention. Les élus ont décidé d’attribuer 5.000 euros de subvention au Moto-club de Brioude pour l’organisation du championnat d’Europe d’enduro. Une décision qui a donné lieu à des discussions ( à lire dans notre édition de demain).

Des questions sans réponse

Invités à prendre la parole par le maire pour « enrichir la préparation du budget », les élus de l’opposition ont posé quelques questions précises restées sans réponse. Celles d’Alexis Juillard, par exemple. « Depuis 2007, combien de départs en retraite n’ont pas été remplacés ? Combien y a-t-il de CAE, de CUI et d’apprentis ? » Mais aussi « comment allez-vous diminuer la taxe foncière que paye la ville ? À quelle loi faites-vous référence quand vous évoquez une fiscalité sur les logements vacants ? » Celle, aussi, de Christian Caillé, qui voulait savoir sur quels chiffres se baser pour évaluer la capacité d’autofinancement de la collectivité. L’adjoint aux finances Franck Merle a promis « d’apporter des réponses ». Quant au maire, il a glissé : « On peut faire un mail à M. Juillard ? »

Pierre Hébrard et Pomme Labrousse

 

 

CCB :  orientation budgétaire sur les 7 prochaines années.

Apres seulement 6 mois d’exploitation de l’aquabulle, 500 000€  du subvention de compensation  pour EQUALIA,  une baisse de 600 000€ des dotations d’état sur 7 ans (soit 85 000€/an) .

sans augmenter les impôts locaux dans les prochaines années  ? ..c’est de la magie!.

Déjà les tarifs des services communautaires augmentent … c’est parti!!

il resterait 250 000€ d’épargne nette  après 2020 , comment en être sûr?

(la ruche, 8 fev 2016)

 

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DSP késako? : Délégation de service publique

(publié le 15/3/15)

C’est le mode de gestion qui a été choisi par le président de la Com com pour gérer le centre aqualudique.

En clair, c’est une société privée qui sera chargée de gérer le centre, avec à la clé un budget de fonctionnement  garanti par la com com de 600 000€/an !!.

MAIS, si un déficit est réalisé en fin d’année comptable, la Com Com remet la main à la poche avec une subvention de compensation  pour le combler

PAR CONTRE, si un bénéfice est réalisé, la société privé n’en  reverse que 25% à la com com est garde le reste pour elle .

DE PLUS :  le choix aberrant de chauffer ces milliers  de mètre cube d’eau au gaz ne va par arranger l’affaire en terme de charges de fonctionnement du centre .

DE PLUS  : Lors du dernier conseil communautaire,le président a indiqué aux élus communautaires qu’une subvention d’équilibre est prévue si l’entreprise privée ne réalise
pas les objectifs fixés dans le contrat soit 1 23000 entrées annuelles (fréquentation
annuelle de la piscine de Brioude 60 000 entrées maxi).

DONC :  DSP + CHAUFFAGE GAZ + nombre Inconnus de nombre d’entrée = AUGMENTATION des IMPOTS Locaux ou des tarifs de la piscine probable.

la COB Natation  c’est  :  480 adhérents, dont 350 enfants, une des plus grosse association Brivadoise.

Ce que la Com com et la DSP lui impose :

– le gestionnaire privé s’octroie tous les cours loisirs : enfants et adultes,
– le COB Natation ne conserve que les groupes de compétiteurs pour un ensemble de 21 crénauxhoraires.

– La CCB prévoit d’offrir au gestionnaire privé 28 000 euros pour les 21 heures du COB

donc à terme : risque de disparition de la COB

En résumé,  pour l’ensemble des citoyens .

– pas de soutien a la filière d’emploi local : bois énergie

– pas de soutien  à la transition énergétique pour la mise en place d’un réseau de chaleur  au bois desservant habitation privé et public

– augmentation inévitable des impôts locaux pour payer  les charges d’investissement et d’exploitation du centre

– enrichissement certain de l’entreprise privé délégataire de la DSP  selon le vieil adage : « on privatise le profit, mais on  fiscalise le déficit en augmentant  les impôts ».

-risque de disparition d’une des plus grandes  associations brivadoise.

 

Des Solutions sont possible.

Un mode de gestion du centre  en mode de régie communautaire comme poue le Syndicat de gestion des eaux Brivadoise (SGEBD).

Partir d’emblée sur un mode de chauffage au bois qui sera connectable à un réseau de chaleur public/privé.

 

pour en savoir plus

lettre ouverte CCB1

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mis a jour le 06/10/14

 

Le Front de gauche conteste la gestion par une entreprise privée

Lu 68 fois

Les leaders du Front de gauche, Françoise Verron et Serge Longeon, s’opposent au choix d’une délégation de service public pour le futur centre aqualudique. - nicolas ruiz Les leaders du Front de gauche, Françoise Verron et Serge Longeon, s’opposent au choix d’une délégation de service public pour le futur centre aqualudique. – nicolas ruiz
Une dizaine de représentants du Front de gauche étaient réunis, lundi, à l’Instruction. Dans une lettre ouverte aux conseillers communautaires du Brivadois, ils s’opposent aux choix d’un gestionnaire privé pour le centre aqualudique.

«Duperie ». « Dissimulation ». « Opacité ». Ce sont les termes employés, lundi soir, à l’Instruction, par plusieurs membres du Front de gauche. Une dizaine d’entre eux, menés par leurs cadres, Françoise Verron, conseillère communautaire et municipale, et Serge Longeon, conseiller municipal, étaient rassemblés pour officialiser l’envoi d’un courrier à tous les élus de la Communauté de communes du Brivadois (CCB). L’objet de cette missive : s’opposer à la décision de confier la gestion du futur centre aqualudique à une entreprise privée.

Françoise Verron a d’abord soulevé un problème de forme : « Jean-Jacques Faucher avait répondu lors, d’un Conseil communautaire, en avril 2014, que « cela ferait l’objet d’échanges futurs. » Ce qui est faux. Dès le 21 février 2013, il avait été décidé de mettre en place une délégation de service public… Il y a une certaine opacité. Mais ce n’est pas la première fois en ce qui concerne la question du centre aqualudique ».

C’est seulement après un courrier adressé par la présidente du COB natation au président de la CCB (notre édition du 23 octobre) que la coalition de gauche explique avoir été informée. « On ne savait pas que la procédure était aussi avancée » confirme Françoise Verron.

Résumant le contenu de la lettre, Serge Longeon insiste : « On veut interpeller les élus et informer la population. Tout le monde ne sait pas ce que c’est une délégation de service public ».

« On veut nous faire croire ce que ce type de gestion coûte moins cher, mais c’est faux. Une régie n’a pas de but lucratif, alors qu’une entreprise privée a pour but de faire du profit… C’est l’usager qui va en faire les frais. »

« Un choix de société derrière tout cela ! »

Et le Front de gauche de citer encore la subvention d’équilibre qui pourrait être versée à l’entreprise privée en cas de déficit de fonctionnement. « C’est le libéralisme pour les bénéfices, mais pour les pertes, c’est pris en charge par la collectivité, précise Serge Longeon. Il y a un choix de société derrière tout cela ! ». Le Front de gauche attend désormais la réaction des élus…

Nicolas Ruiz

Nuls ne conteste la nécessité de remplacer l’ancienne Piscine, mais aprés deux entretiens avec le Pdt de la comcom,

Le CECB pointe ci dessous  beaucoup de points inquiétants.

Pas de transparence  sur les futurs coûts d’exploitation :  Malgré plusieurs demandes , nous n’avons  pu obtenir, le bilan prévisionnel d’exploitation du futur centre, le prix du futur ticket d’entrée?, le couts des emprunts à rembourser?..etc ,

Escamotage des couts d’aménagement des voies d’accès.
An dehors des 8,5 millions d’euros d’investissement annoncés pour la construction du centre, a combien se monte les coûts d’aménagement des voies d’acés?. on en est déja à 500 000€ rien que pour le secteur de Lachaud (cf La montagne du 2/10/14).

Un emplacement aberrant :
Frais supplémentaires d’aménagement de voix d’accès, un emplacement grignotant encore de la surface  agricole, un emplacement  rendant  difficile  et couteux la création d’un éventuel futur réseau de chaleur bois ou  de géothermie.

Le choix du mode de chauffage est  incompréhensible.
l’option de chauffage au gaz a été choisi. . Choix incompréhensible dans une région riche en forêt et entourée d’usines de fabrication de plaquettes bois (Craponne, Langeac..)

Où est la  volonté de soutenir une filière locale? , des couts d’exploitation qui exploserons dans les prochaines année ( augmentation de prix du gaz de 100% en 10 ans..). Contribution à l’augmentation des gaz à effet de serre….

 

 

Le maire réagit à l’intervention de J.-N. Lhéritier

publié par la montagne le 13/02/2013

La récente prise de position de Jean-Noël Lhéritier, suite aux tensions avec les artisans (notre édition du mercredi 5 février), a fait réagir le maire de Brioude et président de la Communauté de communes du Brivadois, Jean-Jacques Faucher.

« M. Lhéritier ne semble pas connaître le Code des marchés publics, qui ne peuvent faire l’objet de petits arrangements, estime-t-il. Cela n’a jamais existé depuis que je suis maire de Brioude et n’existera jamais tant que je le serai. Les règles sont très précises et s’appliquent à tous. Laisser supposer que l’on peut s’en écarter n’est pas honnête. C’est la porte ouverte à toutes sortes de dérives qui, fort heureusement, sont très rares et conduisent leurs auteurs devant les tribunaux ».

« Toutefois, poursuit M. Faucher, il est logique que les élus locaux soient attentifs à la situation des entreprises locales. Avec la crise, elles se tournent de plus en plus vers les collectivités. Sur la période 2008-2013, la Ville de Brioude a accordé 64 % des marchés à des entreprises locales, ce pourcentage atteignant 81 % en 2012 et 90 % en 2013 ».

« Le centre aqualudique est un ouvrage important et techniquement complexe. C’est pourquoi, pour 20 lots, seulement quatre entreprises locales ont déposé une offre : deux ont été retenues. En fait, M. Lhéritier mène un combat d’arrière-garde contre le centre aqualudique. Tout a été bien étudié et bien réfléchi par les élus de la Communauté de communes du Brivadois. L’opération est financée grâce, notamment, à l’État, à la Région et au Conseil général (3 millions d’euros de subventions ont été accordés). Les travaux sont en cours. Brioude disposera avant l’été 2015 d’un équipement de loisirs et sportif moderne et très attractif, implanté dans une zone de développement touristique. Les Brivadois méritent cet équipement, comme en bénéficient déjà les habitants du Puy, de Monistrol-sur-Loire, de Saint-Flour et d’Issoire ».

 

La montagne du 5 Fev 2014

« Le centre aqualudique aux coûts effarants est incohérent ! »

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Jean-Noël Lhéritier déplore « la gestion locale du projet pharaonique du centre aqualudique ».? - photo d’archives

Jean-Noël Lhéritier déplore « la gestion locale du projet pharaonique du centre aqualudique ».? – photo d’archives

Jean-Noël Lhéritier, conseiller municipal de Brioude, a réagi à la colère des artisans.

« Le mal est profond ». Pour l’élu de gauche, le centre aqualudique, qui est le plus important chantier attribué depuis des années, « cristallise beaucoup d’incohérences ». « Au-delà du coût effarant de l’étude préalable au choix du terrain, effectué en dépit du bon sens malgré nos protestations, l’attribution du lot « maçonnerie » à la société multinationale Vinci, au détriment de deux entreprises locales, est inadmissible. Les deux sociétés brivadoises ont eu l’intelligence de s’associer et ont perdu le marché pour quelques milliers d’euros. Cette situation ne doit plus perdurer. La réponse immédiate de Jean-Jacques Faucher a été de botter en touche en imputant la responsabilité à ses services et aux élus, membre de la commission d’appel d’offres : les personnes concernées apprécieront… ».

Jean-Noël Lhéritier pointe aussi du doigt les outils à la disposition des élus. « Le maire doit participer activement aux délibérations de la commission d’appel d’offres. D’autre part, les modalités de choix des entreprises doivent comporter, outre le prix, des critères techniques permettant aux entreprises locales de se positionner au mieux ».

« Le pompier veut éteindre l’incendie »La concertation précipitée entre la municipalité et la Chambre des métiers, a suscité l’ironie du conseiller général de Brioude Nord : « Le pompier veut maintenant éteindre l’incendie, après avoir raté le coche sur un projet d’envergure qui coûtera au total 8,5 millions d’euros à la collectivité. Quand une entreprise locale travaille, cela crée de la richesse locale et des emplois qui profitent à l’économie locale. »

 

 

 

8,5 Millions d’euros d’investissement est pratiquement aucune  entreprises et  artisans Brivadois retenus pour l’attribution du Marché?
(sans parler du gouffre financier que va générer  l’exploitation du centre aqualudique  par un chauffage au gaz.)

S’estimant « lésés » par la municipalité, les professionnels de Brioude montent au créneau

Lu 910 fois / la montagne du 31/1/14

Le maire de Brioude, Jean-Jacques Faucher, les représentants de la Chambre de Métiers et Olivier Demilly, consultant
Les artisans brivadois ne se sont vus attribuer que deux lots de travaux sur les dix-neuf possibles du futur centre aqualudique. La pilule très indigeste a laissé place à la colère.

«c’est un énorme choc à Brioude. On est outré de voir les artisans souffrir et les petits commerces fermer sans qu’aucune main ne se tende ! Pourquoi avoir laissé filer 1,6 million d’euros de nos impôts ailleurs, pour la maçonnerie du centre aqualudique ? Deux entreprises locales ont eu l’intelligence de s’associer. On entend partout qu’elles se sont fait retoquer sur la prestation de base pour 4.000 €. Si c’est vrai, est-ce qu’il n’aurait pas été plus intelligent d’aider des entreprises locales qui vivent et payent leurs impôts ici et emploient des gens qui dépensent à Brioude ? », s’est élancé Michel Léger, lundi soir, à l’immeuble interconsulaire de Brioude, en s’adressant au maire.

« Aidez les artisans qui vivent et payent leurs impôts ici ! »
Ému aux larmes, l’architecte bien connu des Brivadois a résumé le sentiment général sous un tonnerre d’applaudissements. Paraphrasant l’abbé Pierre, Michel Léger a jeté le trouble. « Quand la loi fait en sorte que des gens crèvent de faim, c’est la loi qui est illégale ! ».

Un électrochoc qui a immédiatement délié les langues dans cette réunion de crise organisée par la Chambre des métiers.

Conscient du malaise, Serge Vidal, président de la compagnie consulaire, a très vite annoncé la couleur. « On a entendu tant de questionnements au cours de ces derniers mois qu’il nous a paru opportun d’engager une discussion la plus ouverte possible. Les artisans parlent peu de leurs problèmes. S’ils sont là, c’est que la situation est grave ».

Sans surprise, les artisans, venus en nombre, ont laissé éclater une colère mêlée d’incompréhension et de détresse. Patrick Vallat, maçon et vice-président de la Chambre des métiers, a appuyé sur la plaie. Sans détours. « La Communauté de communes du Brivadois est financée à 75 % par nos taxes professionnelles. Il serait bien que l’on pense à nous dans les investissements ! On n’est pas là pour entrer en conflit, mais pour dire ce que l’on a sur le coeur ».

Surpris par l’ampleur d’une colère qu’il avait peut-être sous-estimée, Jean-Jacques Faucher a tempéré, puis renvoyé la balle sur ses services en charge des dossiers des appels d’offres, avant de céder à l’agacement. « On a des règles et des contraintes à respecter. On a des agents formés pour le respect strict des textes. Et puis, des marchés, il ne faut pas exagérer, les entreprises brivadoises en ont ! Sans compter les marchés privés… ».

Un agacement refroidi par l’expertise d’Olivier Demilly, invité pour son expérience en matière de marchés publics. « C’est vrai qu’il y a des lois à respecter, mais les municipalités ont des moyens d’aider leurs entreprises locales. À titre exemple, une collectivité peut tout à fait, légalement, choisir son candidat pour les marchés de 15.000 €, à condition de ne pas contracter trop régulièrement avec la même entreprise. Pour les marchés plus gros, compris entre 15.000 et 80.000 €, l’appel d’offres peut être publié uniquement dans un journal local pour accroître les chances des petites sociétés locales. Ce sont des mesures tout à fait légales. Aujourd’hui, dans un contexte de crise, beaucoup de mairies ont une politique offensive sur les appels d’offres ».

Il n’en fallait pas moins pour rallumer la mèche du côté de l’auditoire. « Pour le monument aux morts à 5.000 €, on ne m’a pas consulté. Ni pour le parapet en pierre à l’entrée de la ville, à 12.000 €. Il s’agit pourtant bien de marchés à moins de 15.000 € ! Quand l’échafaudage est planté, c’est un peu tard pour avoir une chance d’être retenu… », s’est exclamé un Patrick Vallat affecté par la situation.

Connu pour sa réserve, Raphaël Librobuono a joué carte sur table. « J’ai été recalé sur l’appel d’offres d’un village de vacances qui représentait 30 % de mon chiffre d’affaires. J’étais bien placé sur le prix et j’ai terminé ex aequo sur le dossier technique. D’une manière générale, je remporte environ 70 % des dossiers sur lesquels je postule et, bizarrement, à Brioude, je plafonne à 7 %. Je veux bien que l’on m’explique… »

« On fait
du chômage technique »Cerné par la fronde très argumentée de l’assistance, le maire de Brioude a réagi par une promesse. « Je ne m’occupe pas des marchés publics. Même si j’appose ma signature, c’est le travail de la commission des appels d’offres. Mais j’ai conscience qu’il faut changer. »

« En attendant, on fait du chômage technique… Il y a un vrai fossé entre les élus et la réalité du terrain. On est dans le rouge. On est amer », a soupiré Patrick Vallat.

« Quand les entreprises brivadoises, à force d’être recalées, seront au chômage, que fera-t-on ? ». Frédéric Debard, spécialiste local de l’intérim, a posé l’ultime question… Demeurée sans réponse.

Carole Eon-Groslier
carole.eongroslier@centrefrance.com

 

 

Que contiennent les avis de publication du marché public (08/07/13)  et celui de l’attribution du marché   (20/11/13) ?.

Dans l’avis de publication du marché publique (cf ci dessous), le lot n° 16 concernant le chauffage  et liée à celui de la ventilation.  De ce fait , le passage à un autre mode de chauffage est pratiquement  impossible.

De plus , aucune allusion au volet HQE dans l’appel d’offre?

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Dans l’avis d’attribution du marché, contrairement à ce qui nous a été annoncé lors de notre dernière  entrevue avec la Com Com  du  15/10/13 ( voir le CR en page d’accueil) . L’espace  détente et bien être  ( sauna, hammam, spa, solarium, salle de fitness) est bien décrit comme une tranche  CONDITIONNELLE.(cf l ‘avis d’attribution de marché du 20/11/13 ci dessous)

Concernant le volet HQE du bâtiment , il semble que la plupart des demandes de subvention ont été refusées. Alors,  si le volet HQE est maintenu ?, l’augmentation des charges  de l’emprunt et des charges d’exploitation sembleront  inévitable!

Avis-attribution-marché_du 20nov2013

 

 

Malgré un discours rassurant sur la maîtrise  des coûts d’investissement, quels seront les coûts réels d’exploitation ?. Le gaz, un mode de chauffage aberrant dans une région riche en bois !

 

Suite à la notre lettre du 20/11/2012 d’interpellation  du Pdt de la Com Com du Brivadois sur le centre aqualudique ( voir ci dessous), vous trouverez en bas de page sa lettre réponse..

Lettre adressé au Pdt de la Com Com de Brioude le 20/11/2012

COLLECTIF ECOCITOYEN BRIVADOIS
19 place de la liberté
43100 BRIOUDE

Brioude, le 20 novembre 2012

Lettre ouverte à Mr Jean-Jacques Faucher, Maire de Brioude et Président de la Communauté de Communes du Brivadois

Monsieur le Président ,
Dans le journal d’information de Brioude d’Octobre 2011, il est écrit :
« Le futur centre aqualudique intercommunal rimera avec développement durable ,aussi bien au niveau du choix de ses matériaux de construction que de la réalisation des voies le desservant depuis l’avenue de la Bageasse avec une part belle faite aux déplacements doux (piste cyclable, voie piétonnière). Ce projet structurant témoigne de la volonté de doter notre territoire d’équipements de qualité, essentiels pour son attractivité, son dynamisme et la qualité de vie de ses habitants ».
Nous souscrivons totalement à cette volonté affirmée de préserver l’environnement par le choix de matériaux de construction « durables » et le mode d’accès faisant la part belle aux vélos et aux piétons (même si, malheureusement, le choix de l’implantation à la Bageasse ne nous parait pas le plus judicieux, les scolaires notamment étant contraints au vu de la distance à s’y rendre en car et non plus à pied comme actuellement…) .
Cependant, vous sommes surpris que le montant du coût d’exploitation du centre ne soit pas divulgué ? A peine le montant de 600 000€/an de déficit d’exploitation a-t-il été évoqué par voie de presse. Existe t’il un compte d’exploitation prévisionnel et ?si tel est le cas ?nous souhaiterions qu’il soit rendu public.
Quand au mode de chauffage, un poste pourtant très important financièrement et déterminant sur le plan du développement durable , celui-ci n’a jamais été évoqué ! .
Nous espérons vivement que le chauffage au bois sera retenu, et ceci pour plusieurs raisons :
1. Le chauffage au gaz ne peut pas être considéré comme un mode de chauffage « durable ». Le Gaz fait parti des énergies fossiles non renouvelables, il contribue à l’effet de serre, de plus , il vient de loin (Russie en grande partie) . Ce qui viendrait ternir l’image de durabilité que vous souhaitez donner à ce projet
2. Les coûts du gaz sont appelés à augmenter considérablement dans le futur, du fait de la raréfaction de cette ressource énergétique et de la pression des pays émergents pour leur propre développement.
3. Nous avons la chance d’habiter une région entourée de forêts.L’arrondissement de Brioude est d’ailleurs l’un des plus boisé de France ! Cela nous met à l’abri de toute raréfaction . Et surtout cela nous permettrait de valoriser cette ressource locale abondante en contribuant à créer des emplois dans notre région pour toute la filière… Et des emplois non délocalisables !
4. Nous avons la chance d’avoir à Veille Brioude un spécialiste des chaudières bois collectives qu’il serait normal de consulter

5. De nombreuses collectivités autour de nous ont choisi le mode de chauffage au bois por leur piscine: Langeac depuis 20 ans déjà !! Et, tout récemment , Saint-Flour(2009), le Puy-en-Velay(2012), Yssingeaux(2012)
Nous considérons que le chauffage au bois est à la fois le mode de chauffage le plus respectueux de l’environnement, le plus économique et le plus en lien avec notre territoire.
Nous pensons que construire aujourd’hui un équipement lourd tel qu’un centre aqualudique en ne choisissant pas une énergie renouvelable serait une faute impardonnable.
Nous souhaitons donc, par cette lettre ouverte , vous interpeller sur ce sujet et nous vous demandons d’organiser un débat public afin d’impliquer tous les citoyens du Brivadois .

Par le Collectif Ecocitoyen Brivadois

 

Ci dessous  la lettre  réponse du 19/12/12 du Pdt de la CCB.

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