LE CECB S’INTERESSE AU PHOTOVOLTAÏQUE

Le CECB promeut un développement soutenable, réduisant les impacts de l’activité humaine sur l’environnement, sur le climat, les ressources naturelles et la santé humaine.
Le développement de celles-ci présente de nombreux avantages sur ces différents aspects. Cependant il faut veiller à ce qu’il génère le moins d’effet négatifs possibles sur l’occupation des sols, sur la biodiversité et sur les usages agricoles des terres. Par ailleurs, les énergies renouvelables, hormis l’hydraulique de réservoir, est intermittente et encore difficilement stockable. Néanmoins, elles représentent en 2025 globalement 23% de la consommation d’énergie finale en France et 27,6 % de notre production d’électricité.

Les réalisations sur notre territoire concernent essentiellement l’éolien sur le plateau d’Ally-Mercoeur ( 39 MW installés) et le photovoltaïque avec les centrales au sol de Couteuges ( 10 MW), Salzuit (3,5+ 6 MW) et plus récemment de Beaumont aérodrome (12 MW) et prochainement de Frugères les mines( 2,8MW) et Bournoncle-Laroche (4,2 MW).
Par ailleurs, de nombreux projets d’agrivoltaïsme sont actuellement dans des phases d’étude.
A la différence des centrales classiques au sol qui sont bien en concurrence avec les usages agricoles, les centrales en agrivoltaïsme, dont l’autorisation est récente (2023), ont pour objectif de maintenir, voire de favoriser les activités agricoles.
Ce point est capital pour les militants du CECB qui estiment que la terre doit prioritairement être réservée pour nourrir les humains avant d’envisager son utilisation pour produire de l’énergie.
C’est donc dans cet esprit ainsi qu’avec la préoccupation de préserver la biodiversité que nous essayons de nous positionner de façon objective sur les projets de notre territoire.

Récemment , nous avons étudié le projet envisagé sur la commune de Paulhac et participé à 2 réunions publiques.
Celui-ci porté par une filiale d’EDF prendrait place sur une partie des terres de l’EARL du Charlat qui est une exploitation d’élevage de bovins viande( 70 limousines).

La zone d’étude porte sur 19 ha mais seule une quinzaine seront probablement retenus. La centrale prévue (environ 10/11MW) se situerait en bordure de la RD 20 à l’est de Paulhac.

@crédit photo BarbaradeRouville
Le Cecb s'intéresse aux énergies renouvelables

Afin de conserver l’usage de prairies de fauche et de pâturage, il est prévu que les panneaux soient posés en hauteur, avec une garde au sol de 2,5m et un espacement entre rangées de 7 m pour laisser passer les engins agricoles. La surface non exploitable pour l’agriculture ( pistes d’accès, postes électriques…) ne doit pas dépasser 10 %. L’ombrage procuré au sol par les panneaux permet de limiter leur ensoleillement et donc le « grillage » de l’herbe pendant les périodes de canicules de plus en plus fréquents. Il en est ainsi espéré une augmentation de la production fourragère. L’ombrage sera également un facteur de confort pour le bétail en limitant son exposition au soleil. Il est prévu de planter des haies autour des parcelles concernées afin de limiter la visibilité de la centrale et de favoriser la biodiversité sur une commune où le remembrement de 1995 avait produit des effets désastreux avec une réduction drastique du linéaire de haies. Le souci d’intégration visuelle semble réel, ainsi que la volonté de compenser les impacts sur la biodiversité qui semblent limités (peu d’impact sur l’avifaune et la flore ). L’installation est totalement réversible et démontable ( pas de fondations béton). Le bail est conclu pour 30 ans.

Ainsi, à ce stade, le CECB a une position plutôt positive sur ce projet qui n’en est qu’à la phase d’étude. Il sera ensuite soumis à une enquête publique ( fin 2026) lorsqu’il sera finalisé (en vue de l’obtention du permis de construire en 2027). Nous émettrons donc notre avis lors de l’enquête publique.

Cela dit, il n’est pas question de voir couvrir le Brivadois de ce genre d’installations. Il faut noter que la tendance actuelle à la prospection intense de sites possibles par les acteurs du photovoltaïque va certainement se calmer avec la baisse des tarifs de rachat de l’électricité.

La production photovoltaïque étant, par définition, uniquement diurne et concentrée sur la période d’ensoleillement maximum, elle ne peut être développée de façon excessive sous peine de déséquilibrer le réseau, faute de capacités de stockage suffisantes.

Panneau photovoltaique sur batiment agricole