D’abord percevoir des stimuli à travers les sens et y répondre.
Les sens sont classés selon la nature des stimuli :
Les signaux électromagnétiques : par exemple la lumière.
Les signaux mécaniques : par exemple l’ouïe, le sens de l’équilibre ( graviperception et proprioception ), de la douleur, de la température…
Les signaux chimiques : par exemple le goût, l’odorat…
Les plantes sont-elles capables de percevoir ces signaux ?
Catherine Lenne prend l’exemple des signaux mécaniques et le sens du toucher.
Elle l’illustre par deux vidéos sur la sensitive et la dionée, deux plantes « chatouilleuses ».
Il y a une perception qui aboutit à une réponse, donc bien une sensibilité.
Même chose avec les plantes lianes. La plante cherche un support puis s’enroule autour. Ceci grâce à une croissance différentielle entre la face qui a touché le support et l’autre face.
Le sens du toucher est un sens commun à toutes les plantes.
Catherine Lenne présente son travail sur les effets du vent sur les plantes et les arbres.
Expériences avec l’arabette des dames, la luzerne, et le noyer.
Face au vent, une plante diminue sa hauteur, augmente son épaisseur et son ancrage. Elle se fait plus trapue.
Ce mécanisme passe par des canaux mécanosensibles et il existe chez tous les êtres vivants.
Ce mécanisme a traversé l’évolution. C’est un sens fondamental qui nous a permis de sentir les frontières de notre corps.
Une plante « fléchie » perçoit une déformation cellulaire.
Le prolongement de ces expériences sur le vent va nous montrer que les arbres ont une sorte de mémoire.